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Le bleuet, champion toutes catégories

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Les bleuets sont arrivés.

La saison des bleuets commence, sur les talons des fraises et des framboises. Plusieurs fermes de l’île l’offre déjà en vente au kiosque et à l’autocueillette (voir plus bas).

Ce délicieux petit fruit fait partie de la culture culinaire des Québécois depuis toujours. Le Québec est d’ailleurs le plus grand producteur de bleuets sauvages au monde. Très apprécié pour sa saveur, le bleuet possède également d’excellentes qualités nutritives et est particulièrement bon pour la santé.

Le champion des antioxydants

Le bleuet est le champion toutes catégories des antioxydants qui lui viennent de deux sources : de l’acide chlorogénique et de ses pigments endocyanimes très concentrés, d’où sa coloration. Le bleuet possède aussi des pouvoirs anti-inflammatoires. Ces actions antioxydantes et anti-inflammatoires sont utiles pour combattre le vieillissement prématuré du cerveau. Il faut savoir que le bleuet sauvage a des qualités antioxydantes nettement supérieures à celles du bleuet cultivé.

À quoi servent les antioxydants ?

Dans l’organisme, l’oxydation peut produire des radicaux libres qui entraînent des réactions en chaîne destructrices. Les antioxydants sont capables de stopper ces réactions en chaîne en se réduisant avec les radicaux libres et annihilant ainsi leur action. Bien que les réactions d’oxydation soient nécessaires à la vie, elles peuvent aussi être destructrices entraînant une oxydation des cellules qui peut provoquer des maladies telles que le cancer, le vieillissement prématuré du cerveau et certaines maladies chroniques. Chez la souris, des études ont démontré que les antioxydants contribuent à améliorer la capacité de réaliser des tâches reliées à la mémoire. On apprendra peut-être un jour qu’il en va de même chez l’humain… ce qui donnerait encore plus de valeur au bleuet !
Le bleuet pourrait en outre prévenir la dégénérescence maculaire, affection qui frappe des millions de Canadiens âgés de plus de 50 ans, et qui peut conduire à la cécité. D’ailleurs, on lui attribue depuis longtemps le pouvoir d’améliorer l’acuité visuelle, particulièrement la vision crépusculaire et nocturne.

Valeur nutritive  

LE BLEUET A UNE EXCELLENTE VALEUR NUTRITIVE.

Le bleuet a une faible densité énergétique et donc très peu de calories/gr consommés : 100 gr de bleuets = 56 calories. Il contient des vitamines C, A et E, plusieurs minéraux dont le potassium et le fer, de la béta-carotène et, tout comme le vin rouge, est riche en tanin bien connu pour diminuer les risques de troubles cardio-vasculaires.
Comme la plupart des fruits et légumes, le bleuet perd une partie de sa valeur nutritive à la cuisson. Mais qui se priverait de tarte aux bleuets ? Il se conserve bien congelé et garde ses propriétés nutritionnelle mais la congélation altère un peu sa texture et sa saveur.

Le bleuet chez les Premières Nations

S’il y a une baie que les Amérindiens ont consommé en grande quantité et ont préparé d’innombrables façons, c’est bien le bleuet. On le faisait cuire avec du maïs durant l’hiver ou on le faisait bouillir avec de la graisse d’orignal. Les Algonquins en faisaient de la pâte de fruits ou le mangeaient avec du pemmican. Les Micmacs en extrayaient le jus.
Les Esquimaux le mélangeaient avec des framboises et en faisaient une sorte de crème glacée, appelée « glace des Esquimaux ». Aujourd’hui, les Inuits les mangent avec des oeufs de poisson, de la graisse de phoque et du sucre, ou encore ils les mélangent avec de l’oseille et du blanc de baleine

C’est le temps de faire provision. Où trouver des bleuets à l’île ?

Plusieurs fermes offrent l'autocueillette des bleuets.

Autocueillette et vente :
Ferme R. Giguère, à Sainte-Famille
Ferme La Rafale, à Saint-Pierre
Ferme Jean-Claude Prémont, à Sainte-Famille

Vente en kiosque
Ferme Léonce Plante, à Saint-Laurent
Ferme Gaston Drouin, à Sainte-Famille
Ferme Laval Gagnon, à Sainte-Famille

Information au Bureau d’accueil touristique, Côte du Pont, Saint-Pierre. Tél. : 418 828-9411.

Source : Hubert Cormier, nutritionniste.


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Un commentaire

  1. LE QUÉBEC, PLUS GRAND PRODUCTEUR DE BLEUETS SAUVAGES AU MONDE?

    Bonjour, je voudrais apporter quelques commentaires sur cette affirmation dans votre excellent article:

    En 2010, le Québec a produit 14 millions de livres de bleuets sauvages par comparaison à 33 millions de livres pour la Nouvelle-Écosse et 31 millions pour le Nouveau-Brunswick. C’est vrai que des gels tardifs et de la sécheresse au Saguenay-Lac-Saint-jean ont largement compromis la récolte du Québec en 2010. Il demeure qu’entre 2004 et 2010, la Nouvelle-Écosse a sérieusement talonné les avances du Québec. En 2010, les États-Unis ont produit 83 millions de livres de bleuets sauvages, la majorité provenent du Maine. Entre 2004 et 2010, la production de bleuets sauvages du Maine a dépassé celle du Québec. Le Québec, et c’est bien malheureux, n’est pas sur la carte du bleuet cultivé ou en corymbe. La Colombie-Britannique a développé le bleuet cultivé au point qu’en 2010 sa production a atteint les 90 millions de livres. Ces faits montrent que le Québec a perdu beaucoup de terrain dans le domaine du bleuet. Nous ne devons pas nous décourager, mais nous devons agir, surtout en recherche et développement, si nous voulons retrouver nos performances du passé.

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