L’ouragan Irène a fait de sérieux dégâts chez les producteurs agricoles de l’île

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L'ouragan Irène a fait des ravages un peu partout sur l'île.

Le 29 août dernier, le Québec a subi la violence d’un ouragan en fin de course, l’ouragan Irène, qui a balayé le Québec sur un couloir de 400 km de large. Il est plutôt rare que le Québec soit affecté par un ouragan, mais dans ce cas-ci, il l’a été plus qu’ailleurs au Canada à cause de la trajectoire du système.

Dégâts à l’île d’Orléans
Au plus fort de la tempête, en soirée, des vents de 110 km/h ont balayé l’île d’Orléans avec des précipitations variant entre 50 et 80 mm de pluie, selon le météorologue d’Environnement Canada, René Héroux. Saint-Jean et Saint-François ont été les plus touchés; Saint-Laurent l’a aussi été. Des producteurs de céréales et de fruits et légumes ont vu leurs récoltes sérieusement affectées.

M. Guy Pouliot, de la Ferme Onésime-Pouliot, de Saint-Jean, compte sur ses plants de fraises multi-cellules pour la future récolte de fraises... en espérant que Dame Nature sera clémente.

À la Ferme Onésime-Pouliot, de Saint-Jean, M. Guy Pouliot nous a confié : « Les terrains les plus proches du fleuve ont été les plus durement touchés : on a perdu 80 % de la récolte de fraises de la semaine. Le vent cassait les tiges portant les fruits et les couchait sur le plastique ce qui fait que les fraises étaient saturées d’eau ce qui les a fait pourrir. Dans les terrains plus éloignés du fleuve, c’est environ 50 % de la récolte qui a été ravagée. On a perdu l’équivalent de plusieurs milliers de caisses de fraises. » Il ajoute que son voisin a subi les mêmes dommages. M. Pouliot nous dit qu’il est inutile ou enfin peu intéressant de s’assurer contre ces risques.

Mais le travail n’en continue pas moins. Dans un champ près du fleuve, on peut voir les jeunes pousses issues de plans multi-cellules qui ont déjà pris racine et qui donneront des fruits l’an prochain et dans deux et trois ans. M. Pouliot explique que maintenant, grâce aux nouvelles technologies et variétés, la saison des fraises s’étend de juin à octobre, pour le plus grand bonheur des consommateurs. Des plants de fraises dites d’automne produisent dès l’an 1 et donnent aussi des fruits pour une récolte hâtive au printemps suivant. En espérant, évidemment que Dame nature coopère.

Stéphane Gosselin de la ferme du même nom nous mentionne que c’est toute la fin de saison qui fait fait mal aux agriculteurs avec Irène bien sûr, mais aussi avec les pluies diluviennes et les vents qui ont affecté la région depuis plusieurs jours. Dans son cas, c’est 40 à 50 acres de maïs sucré qui ne pourra pas être récolté et vendu de même que 30 acres environ d’haricots.

Du maïs couché par Irène, et des plants endommagés à la base, on en voit beaucoup à l'île.

A la Ferme du Mitan, M. Jean Létourneau, nous a mentionné lors des journées Orléans île ouverte, qu’Irène avait aussi fait des dégâts dans ses champs de blé d’inde. Toutefois il espérait que les pertes ne seraient pas trop importantes. pour lui, il s’agit toutefois de blé d’inde d’ensilage.

Bref, une fin de saison mouvementée pour nos agriculteurs.


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