C’est confirmé : le ministère des Transports construira un nouveau lien entre la rive Nord du fleuve et l’île d’Orléans

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Le pont Taschereau, construit il y a plus de 75 ans, disparaîtra-t-il?

La rencontre annoncée pour faire le point dans le dossierd’un nouveau lien entre la rive Nord du fleuve et l’île d’Orléans a eu lieu tel que prévu ce vendredi 30 mars, dans les bureaux de la MRC de l’Île-d’Orléans. Mme Louise Villeneuve, responsable des communications au ministère des Transports du Québec (MTQ), M. Jean-Francois Saulnier, de la direction territoriale au MTQ, M. Stéphane Dallaire, directeur du bureau des grands projets au MTQ, ont présenté aux maires de l’île et de la Côte-de-Beaupré et au député du comté de Montmorency, M. Raymond Bernier, les derniers développements dans ce dossier d’un nouveau lien.

Bureau de projet
Tout d’abord, les représentants du MTQ ont annoncé qu’un bureau de projet regroupant l’ensemble des ressources dédiées à l’avancement et la coordination du projet avait été constitué. Ce bureau, sous la responsabilité de la Direction de la Capitale Nationale du ministère des Transports du Québec, entreprendra ses travaux dès ce printemps.
Depuis la dernière rencontre entre le ministère et les élus, en décembre 2010, le projet a progressé ce qui ne signifie nullement qu’une décision a été prise par rapport au type de lien qui sera construit. S’agira-t-il d’un pont à haubans, d’une jetée, d’une jetée-pont, d’un tunnel ? Rien n’est arrêté pour le moment. « Il faut d’abord, nous a dit M. Guillaume Paradis, porte-parole du ministère des Transports, entreprendre des études environnementales et techniques tenant compte de chacune de ces options. On devra, entre autres, faire des études d’impact sur la faune aquatique et la navigation. Il faudra aussi procéder à des études plus poussées sur la nature du roc sur lequel reposera l’emprise du nouveau lien afin de déterminer quel type de structure serait le plus approprié. » Ces travaux préliminaires à la construction du nouveau lien n’affecteront pas la circulation sur le pont Taschereau.

L’emplacement du nouveau lien
Ce qui est sûr, toutefois, c’est que le nouveau lien sera construit dans le voisinage du pont Taschereau. Il semble que les ingénieurs qui ont déterminé l’emplacement de ce pont il y a 77 ans aient choisi le meilleur endroit, celui qui assurait la meilleure assise pour les piliers. « À cet endroit, le roc est à environ 20 mètres de profondeur. Si on s’éloigne de ce secteur, le niveau du roc peut aller jusqu’à 90 mètres de profondeur; le sable et la terre qui le recouvrent ne peuvent constituer une assise suffisamment solide. Sans compter qu’il y a dans tout ce secteur des gaz de schistes dont il faut tenir compte », nous a dit M. Raymond Bernier.
Le nouveau lien sera-t-il construit à l’Est ou à l’Ouest de l’ancien ? C’est à voir. « Nous devons aussi tenir compte des éléments patrimoniaux du secteur : la chute Montmorency et son parc sont des éléments importants du paysage et ne doivent pas être affectés », nous dit encore M. Paradis.

Échéancier et coût
Combien de temps faudra-t-il avant qu’on puisse emprunter ce nouveau lien ? Sans vouloir se prononcer officiellement, le MTQ envisage l’horizon 2020, peut-être 2022. Et le coût ? Le choix du type de structure aura une incidence sur le coût de ce nouveau lien. Il est donc trop tôt pour s’avancer sur ce terrain.

Qu’en-est-il de la côte du Pont ?
Le nouveau lien devant être construit à proximité du pont actuel, le tracé de la côte du Pont sera sensiblement le même que celui de l’actuelle côte sinon le même. Cette décision étant arrêtée, peut-être pourra-t-on reprendre très prochainement la réflexion sur la requalification de l’entrée de l’île.

Qu’adviendra-t-il du pont Taschereau ?
Reste à savoir ce qu’il adviendra du pont Taschereau. « Le ministère des Transports construira un nouveau lien et en assurera l’entretien. Quant au pont actuel, étant donné qu’il ne servira plus à la circulation, le ministère ne continuera pas à investir dans son entretien. D’autres instances (MRC?) prendront-elles la relève ? Voudra-t-on le conserver ou le démolir ? Il faudra y réfléchir », nous a dit M. Bernier.
Enfin, il n’est pas exclu que des audiences du BAPE aient lieu si la demande en est faite.


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3 commentaires

  1. Arthur Plumpton sur

    Ma première réaction est la suivante:

    1) le pont est partie du patrimoine de l’ile et du Québec; Dans un temps ou le patrimoine semble moins apprécié, pourquoi ne pas renforcer le piller problématique du pont actuel et mettre les trottoirs à l’extérieur, comme on a fait si bien à Vancouver il y une vingtaine d’années? Cela permettrait d’élargir la superficie du tablier actuel, suffisamment pour une traverse plus facile et sécuritaire (On n’a pas besoin de faire 80 Km/h de vitesse sur une courte distance!);

    2) Si l’île garde sa vocation agricole (et patrimoine), la population de l’ile devrait rester plus ou moins constante. Un pont de 300 ou 400 million de dollars pour la grandeur de l’ile serait une déboursée irresponsable, compte tenu d’autres besoin de la société québécoise. Nous sommes à peine 7000 personnes avec des visiteurs nombreux pendant des courtes périodes seulement;

    3) Une jetée ou une jetée avec un petit pont pour bateaux de plaisance pourrait être une solution tenable, mais si nous gardons notre patrimoine (le pont dans l’instance), il serait peut être beaucoup moins onéreux d’améliorer le pont actuel.

    Respecteusement

    A. Plumpton, B.Eng., PhD (génie métallurgique)
    Sainte-Famille

  2. Bonjour,
    Si j’ai bien compris, il y a deux ans on nous disait qu il fallait remplacer le pont par un autre,mais on savait pas par quoi et deux ans après on nous confirme qu il faudra remplacer le pont par on ne sait pas quoi. A cette vitesse la c est pas 2020 ni 2022, mais plutôt 2040 qu il faudra attendre.
    Bruno Couteau

  3. L’opinion de M.Plumpton est tout à fait pertinente .Est_ce que le MTQ aura la sagesse d’en tenir compte dans son étude ?Pourquoi à Québec faut-il à tout prix démolir ? En France il y a encore des ponts construits par les romains qui sont en parfait état. Sommes -nous tellement fortunés au Québec pour constamment refaire à neuf ?

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