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Rappel de lancement de Renée Vaillancourt Lauzière

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Toute la population de l’île est invitée demain, dimanche le 14 avril, entre 14h et 16h, à l’Espace Félix-Leclerc à venir rencontrer Mme Renée Vaillancourt Lauzière à l’occasion du lancement de son livre «Récits Extraordinaires de l’île d’Orléans». Brian Perro l’éditeur sera aussi sur place. L’entrée est gratuite, il y aura un vin d’honneur qui sera servi et le livre y sera vendu à un prix spécial de lancement.

PERRO, Éditeur

Enfant, j’habitais un monde fantastique interdit aux grands: un pays de rêve, de magie. Je l’avais créé pour moi, pour moi seule, à grand coup d’imaginaire, de prodigieux.

À l’insu de mes parents, à pas de loup, je grimpais sous les combles dès la dernière bouchée. Je ne m’arrêtais pas au vaste grenier où se voisinaient coffre aux fourrures ou tonnelets de sucre et de farine. Non! j’agrippais les rugueux montants de l’échelle clouée à même le mur de planches brutes et je me hissais entre les chevrons.

Il m’attendait là mon ami, mon premier amoureux, René Gobeil. Ses yeux noisette, ses cheveux en boucles d’or me fascinaient. Il parlait à voix tendre des fées, des lutins, des farfadets nichés dans tous les recoins de notre merveilleuse île. Pendant des heures, je l’écoutais buvant ses légendes comme un nectar de grand cru. J’atteignais mes six ans; il en comptait huit!

Soudain, comme une sirène de bateau perce la brume, la voix de maman rompait le charme:

-À table! La soupe est servie!

Au passage, elle m’adressait un sourire moqueur:

-Te v’là redescendu sur terre, ma poulette! Où étais-tu?

-Au p’tit grenier! J’parlais avec René Gobeil.

En me caressant la nuque elle statuait:

-René Gobeil, il n’existe pas! C’est le fruit de ton imagination. Arrêteras-tu un jour de fabuler!

Les heures, les jours, les ans, les décennies fondent comme beurre dans le poêlon! Emportée par la vague, maman chemine vers un autre monde, le toujours, jamais.

Malgré ses avis, l’empreinte de René Gobeil aiguise encore ma faim de connaître les charmes profonds de mon île mystère: Orléans.

Non, elles ne dorment pas les fées de mon enfance! Parfois, elle s’assoupissent un brin, juste le temps d’échafauder une nouvelle féerie.

Renée


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A propos de l'auteur

Pierre Shaienks

Retraité du monde de l’assurance et bénévole au Camp Saint-François de l’île d’Orléans durant plus de 20 ans, Pierre est impliqué au journal depuis de nombreuses années.

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