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Candidats à la mairie

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Jean-Pierre Turcotte, candidat à la mairie de Sainte-Famille

Normand Gagnon

D’entrée de jeu, nous avons abordé la question de l’aménagement du territoire. Le préfet nous dit d’abord ne pas avoir d’objection à la construction sur notre territoire de nouvelles résidences au rythme actuel, soit entre 10 et 20 maisons par année, sur les terrains disponibles hors de la zone agricole et ayant un accès routier. Il envisage aussi l’agrandissement de certains périmètres urbains en y intégrant des lots «dézonés» mais non encore construits de même qu’un «dézonage» de terres impropres à l’agriculture. Malgré cela, il considère important de limiter l’urbanisation et de favoriser ce type de développement en fonction des besoins du milieu.

Quant au futur schéma d’aménagement en cours de révision, il le voit comme l’occasion rêvée d’harmoniser les règlements municipaux – il nous faut parler le même langage, nous dira-t-il – et d’y introduire de nouvelles dispositions selon les exigences du Plan métropolitain d’aménagement et de développement (PMAD), notamment sur les paysages et l’environnement. Un Plan d’implantation et d’intégration architecturale (PIIA), attendu et réclamé depuis longtemps, devrait aussi y être intégré; ce travail sur la PIIA se fait – lentement – en collaboration avec le Ministère de la Culture.

Environnement

Sur la question de la disponibilité de l’eau potable à l’île, il nous rappelle qu’une étude, menée conjointement par la CMQ, le ministère de l’Environnement et l’Université Laval, est en cours et qu’elle devrait être déposée à l’automne. Advenant que cette étude identifie des «zones arides», nous dit-il, il faudra envisager de les identifier comme non constructibles. Il fait remarquer au passage que l’assurance d’un approvisionnement constant en eau potable passe par la préservation des forêts et des milieux humides. Concernant la problématique de carence lors de sècheresses, il souligne les coûts prohibitifs d’un système d’aqueduc sur le territoire.

Selon le préfet-maire, la récupération des matières plastiques agricoles est problématique pour plusieurs raisons: les plastiques recyclables, comme celui utilisé en film sur les balles de foin, constituent un faible volume et leur utilisation est dispersée sur l’île, ce qui augmente considérablement les coûts (environnementaux et financiers) à l’unité de la récupération et du recyclage. En conséquence le bilan environnemental s’avère négatif, la pollution créée par le transport est plus importante que celle, évitée, de l’enfouissement.

Agriculture

La nouvelle loi (à venir) sur l’agriculture devrait possiblement faciliter la tâche de jeunes ou de nouveaux agriculteurs en facilitant l’établissement de fermes de plus petites dimensions. Un Plan de développement de la zone agricole (PDZA) sera sans doute une façon pour la MRC de contribuer à créer une dynamique propre à exploiter le potentiel agricole de l’île.

Concernant cette idée d’un marché public, il invoque les obstacles financiers et organisationnels qui seraient rencontrés par nombre d’agriculteurs pour alimenter plusieurs points de vente. «Les producteurs n’en veulent pas», nous dit-il.

Gestion du territoire

En réponse à cette question de la pertinence ou non d’une éventuelle fusion municipale, le préfet nous rappelle que les municipalités de l’île partagent ou collaborent déjà à plusieurs services comme ceux des incendies, de la Sûreté du Québec, de l’inspection et de la délivrance des permis de construction et qu’un certain nombre de règlements (nuisance et stationnement), de programmes et de politiques (Politique culturelle et Programme de gestion des matières résiduelles) sont déjà uniformisés… et met en garde contre les raccourcis qui laisseraient supposer des économies lors d’une fusion.

Patrimoine

En terminant, J.-P. Turcotte nous ramène au cœur de l’aide à la conservation du patrimoine en soulignant que les nouvelles règles du Programme d’aide à la restauration des bâtiments patrimoniaux, comme, par exemple, un nombre exigé de trois soumissions, devraient, dans certains cas, permettre de réaliser des économies sur certains travaux et conséquemment d’étendre le nombre de bénéficiaires. Il souligne que ce programme s’applique aussi aux bâtiments agricoles.

Jacques Trudel, candidat à la mairie de Saint-Pierre

Hélène Bayard

Ayant siégé durant six ans comme conseiller avant d’être élu maire en 2009, Jacques Trudel cumule donc dix ans d’expérience en politique municipale. Sa motivation première lui vient de son «goût de servir», pour employer ses propres mots. Il aimerait que le prochain conseil atteigne un équilibre hommes\femmes.

gestion du territoire

M. Trudel rappelle que durant son premier mandat, deux édifices importants ont été érigés sur le territoire de la municipalité: la Villa des Bosquets, une résidence pour personnes âgées, et le Logisport, qui héberge plusieurs services et organismes. Durant le prochain mandat, il prévoit des modifications à la bâtisse de la mairie afin de la mettre aux normes et à la bibliothèque afin de l’agrandir et la réaménager. M. Trudel entend favoriser le développement domiciliaire sur les quelques terrains à bâtir restants dans le lotissement de La Seigneurie et dans les îlots déstructurés de la municipalité; il y voit un moyen d’accueillir de jeunes familles.

D’autre part, des travaux d’infrastructures sur la rue Rousseau (nouvelle installation d’égout et séparation du pluvial) seront exécutés afin de diminuer le débit d’eau dans les bassins sanitaires; ce projet est subventionné à hauteur de 476 460$. Quant au secteur commercial de la route Prévost, M. Trudel voit dans le projet de requalification de l’entrée de l’île une occasion de le revitaliser et le développer; l’installation éventuelle d’un système d’égout dans ce secteur fera l’objet d’une étude pour en déterminer la nécessité. Il souligne par la même occasion que la municipalité de Saint-Pierre a été reconnue comme «le pôle commercial de l’île d’Orléans» dans le Plan métropolitain d’aménagement et de développement (PMAD).

Serait-il favorable à l’implantation d’un marché public à l’île? Il répond: «Je verrais ça d’un bon oeil; c’est souhaité par de nombreux citoyens. Il y aurait intérêt à avoir une vision stratégique: les petits producteurs pourront-ils maintenir leurs kiosques encore longtemps? Auraient-ils intérêt à s’unir? Ce qui est certain, c’est que le secteur de l’entrée de l’île est le lieu idéal pour un marché public.»

Nous lui avons demandé si, à son avis, les citoyens seraient mieux servis si les municipalités de l’île fusionnaient. «Je ne le crois pas. Il est important que chaque municipalité préserve sa personnalité et ses caractéristiques; la fusion risquerait d’y porter préjudice. Je crois plutôt que l’on a intérêt à continuer à mettre en commun et développer des services; plusieurs fonctionnent déjà efficacement et on peut en développer d’autres», a-t-il répondu.

Environnement

M. Trudel affirme qu’il n’y a pas de problème d’eau potable à Saint-Pierre. Quelques cas isolés ont été réglés, mais c’est tout. Il y a eu mise aux normes de l’eau potable dans l’édifice municipal et le Logisport. Il rappelle que lors de la construction du Logisport, deux veines d’eau potable de surface ont été captées et redirigées vers des bassins de rétention souterrains, ce qui assure à la municipalité un approvisionnement supplémentaire servant de réserve pour le service des incendies et la piscine. Étant donné l’abondance de cette source, l’installation de nouvelles citernes pour capter davantage de cette eau est prévue.

Schéma d’aménagement et développement durable

Qu’attend Jacques Trudel du futur schéma d’aménagement? Il y voit une occasion d’harmoniser les règlements municipaux et de tenir compte des exigences du PMAD. Quant à la protection et la mise en valeur des paysages: «C’est un des aspects sur lesquels nous devrons nous pencher et la révision du plan d’urbanisme de la municipalité pourra aussi y contribuer», dit-il. S’il est élu, il entend rafraîchir le plan d’urbanisme de la municipalité dans une perspective à long terme, sur un horizon de 10 à 15 ans; le comité d’embellissement formé récemment s’inscrit dans ce contexte. «Au besoin, on pourra embaucher un professionnel pour nous aider à établir un plan d’embellissement du village. Les citoyens seront informés et consultés. J’aimerais qu’ils participent à cette réflexion, qu’ils se prononcent sur ce qu’ils perçoivent comme les besoins futurs de la municipalité», dit-il.

Et la culture?

Jacques Trudel est-il favorable à l’établissement d’une Maison de la culture à l’île? «Absolument. Ce serait un atout pour tous, artistes, artisans et citoyens de l’île. La municipalité de Saint-Pierre m’apparaît comme le lieu tout désigné pour un tel équipement culturel. Dans le contexte où il faudra peut-être réfléchir dans un avenir prochain au sort de nos églises, l’église de Saint-Pierre pourrait devenir propriété de la municipalité et être convertie en Maison de la culture tout en conservant en partie sa vocation religieuse. Il y a des exemples de ce genre de cohabitation harmonieuse ailleurs.»

Roger Simard à la tête d’un nouveau mouvement à Saint-François

Pierre Shaienks

Roger Simard termine un premier mandat comme conseiller à la municipalité de Saint-François. Il s’intéresse à la chose municipale depuis plusieurs années. «Insatisfait de l’équipe en place, j’ai compris qu’il fallait se faire élire pour changer des choses», dit-il. Puis, également insatisfait du climat au sein de l’actuel conseil, il a décidé de former un mouvement, L’Alliance citoyenne au service du municipal. Il sollicitera le poste de maire de Saint-François. Un journal, L’Heure juste, expose depuis plus d’un an les buts et les démarches de ce nouveau mouvement et est distribué dans tous les foyers de Saint-François. Comme pour d’autres candidats rencontrés ou interviewés, nous vous rapportons ses propos concernant les principaux enjeux dans sa municipalité et sur l’île.

GOUVERNANCE

Nous comprenons, dit-il, qu’il faudrait remettre à l’ordre du jour plus de transparence, une gouvernance respectueuse des citoyens et du bien commun, le droit et le devoir de s’exprimer comme contribuable, la capacité de vivre selon nos moyens et d’exercer une démocratie proche des attentes communes, en tout respect de l’éthique et du code municipal. Ces buts, répète M. Simard sont notre leitmotiv. Concrètement, il souhaite modifier la façon d’informer les gens, de consulter ces derniers sur les projets et les orientations de la municipalité et trouver les moyens de faire participer les concitoyens aux affaires municipales.

CULTURE ET PATRIMOINE

En tant que membre d’un comité culture et patrimoine il souhaite travailler en collaboration avec ses homonymes sur des dossiers (exemple: les bibliothèques ou une maison de la culture) qui verraient à créer des alliances ou des regroupements pour une création ou meilleure utilisation des services. À Saint-François, il a présenté un programme d’harmonisation incluant le presbytère, l’immeuble Le Sillon, le parc, etc. mais celui-ci n’a pas été retenu. Il entend réactiver ce dossier advenant son élection.

FUSION

À ce sujet, M. Simard craint la création de deux clans en opposition. Il mentionne: «À ce sujet, nous prenons nos distances faute de connaître exactement les pour et les contre et à quoi justement nous engage un tel défi. Un comité devrait être mis sur pied afin d’évaluer toutes les conséquences. En dernière analyse, ce sont les citoyens qui devront trancher. Pour ce faire, ils devront être bien informés, c’est-à-dire connaître les avantages et les inconvénients de ce projet d’envergure et participer à une consultation démocratique et populaire.»

ÉQUIPE

Dans le cadre des élections de novembre prochain, M. Simard est à la tête d’une équipe de quatre personnes qui pourrait éventuellement présenter des candidats ou candidates à tous les postes. Chacun, chacune des membres de son équipe conservera toutefois son autonomie et pourra voter sur les différents projets ou orientations selon sa conscience.

Lina Labbé se présente à Saint-François pour un deuxième mandat

Pierre Shaienks

Lina Labbé termine un premier mandat comme mairesse de la municipalité de Saint-François. Elle avait été élue trois autres fois auparavant à l’échevinage. Elle s’intéresse donc à la chose municipale depuis 1998. Elle aime travailler en collaboration avec les autres membres du conseil municipal, mais considère chacun comme étant autonome et indépendant et libre de prendre les meilleures décisions pour sa municipalité. Celle-ci, composée à 50% de résidants et 50% d’estivants, s’étend aussi à peu près également du côté nord et du côté sud.

RÉALISATIONS

Mme Labbé estime que durant son premier mandat des projets d’importance pour sa municipalité ont été réalisés, telles l’installation du réseau d’égouts, l’arrivée d’internet haute vitesse, la construction d’un bâtiment multifonctionnel au parc de la Tour (subventionné à 80%, ajoute-t-elle), l’implantation d’un sentier pédestre et la mise en place d’un système de vidange périodique des fosses septiques.

PROJETS FUTURS

Dans un prochain mandat, Mme Labbé veut compléter l’aménagement au Parc de la Tour (en fonction des subventions obtenues) et l’installation de panneaux d’interprétation. Elle prévoit des travaux dans la route d’Argentenay avec la réparation ou remplacement de ponceaux et le reprofilage des fossés. D’autre part, elle verra à la rentabilisation du centre communautaire et à l’élaboration d’un plan d’urbanisme pour la municipalité. Elle songe aussi à réaliser un sondage sur le degré de satisfaction et les besoins de sa population, suivi d’une rencontre avec les citoyens.

Dans le cadre de son mandat à la MRC, elle compte travailler en étroite collaboration avec les autres maires concernant trois dossiers qu’elle juge prioritaires: la révision du schéma d’aménagement, l’uniformisation des règlements municipaux tout en tenant compte des éléments propres à chacune des municipalités et la conservation du patrimoine bâti et du patrimoine culturel ou religieux tout en tenant compte de la capacité de payer. Elle souhaite même une consultation publique à cet effet.

FUSION

Concernant la fusion, Lina Labbé est catégorique. Saint-François serait la grande perdante de toutes les municipalités. Elle nous dit: «Toute proposition de fusion ou d’annexion devrait être légitimée par l’assentiment formel des citoyens de chaque municipalité. Nous devons conserver notre identité et avec de grandes villes, le sentiment d’appartenance et le bénévolat disparaissent; la bureaucratie est alors lointaine, indifférente et coûteuse. Les fusions n’entraînent aucune économie d’échelle et ne servent en réalité que pour la commodité d’une grande ville.» Elle est d’opinion qu’instaurer une fusion à cause d’un trop grand nombre d’élus est une fausse raison. Aux prix que sont payés ces élus, c’est presque du bénévolat et il y a plus d’idées dans plusieurs têtes, dit-elle. Elle ajoute: «Pourquoi changer quand ça va bien, fusionner pour fusionner?» L’expérience des fusions au Québec, selon elle, a été mauvaise. Cela devait diminuer les taxes: au contraire, elles ont augmenté. Elle termine en disant: «Une île, une ville n’est pas une solution. Il faut des structures de gestion unifiées qui collent à la réalité. La coordination régionale est plus importante. Il faut continuer de maximiser l’ensemble des services et conclure plus d’ententes intermunicipales.»

 

 

 


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A propos de l'auteur

Pierre Shaienks

Retraité du monde de l’assurance et bénévole au Camp Saint-François de l’île d’Orléans durant plus de 20 ans, Pierre est impliqué au journal depuis de nombreuses années.

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