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Des prix reconnaissance pour votre journal Autour de l’île

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IMG_4599En fin de semaine à Trois-Rivières, avait lieu le 33ème congrès annuel de l’AMECQ (Association des médias écrits communautaires du Québec) association à laquelle fait partie votre journal Autour de l’île.

C’est lors de la soirée reconnaissance que l’AMECQ a distribué ses prix aux journaux communautaires s’étant démarqué pour la qualité de leurs écrits. Un jury de 9 membres, dont François Cardinal de La Presse, André Ducharme, rédacteur en chef à Plaisirs de vivre, Jean-François Gazaille de l’École des médias de l’UQAM, Emma Ailln Hautecoeur, journaliste et réalisatrice associée à Banff Centre Radio, Caroline Hayeur, photographe, Pascal Lapointe, journaliste à l’Agence Science-Presse, Matthew Riopel, infographiste, Le Planificateur, Daniel Samson-Legault, Enseignant en communications écrites à l’Université Laval et Véronique Togneri, La Liberté, Manitoba ont sélection les gagnants dans pas moins de 9 catégories.

Votre journal communautaire a remporté les prix suivants:


Un 1er prix à NORMAND GAGNON dans la catégorie MEILLEURE CRITIQUE pour son texte «Les doux murmures de l’amour».

Stéphane Tétreault et Louise-Andrée Baril à MCSP

LES DOUX MURMURES DE L’AMOUR

IMG_4642Normand Gagnon

Est-ce un hasard si le programme de cette troisième soirée de Musique de chambre à Sainte-Pétronille (MCSP) montre une véritable cohérence interne, si l’on accepte qu’il soit le récit des vicissitudes de l’amour? Nous pourrions le croire considérant le très jeune âge du violoncelliste Stéphane Tétreault. Mais après l’avoir vu jouer les Haydn, Brahms et Schubert avec brio, fougue et sensibilité, nous commençons à en douter. Si le musicien est capable de montrer tant de maturité dans son jeu, pourquoi en effet en serait-il dépourvu dans son expérience de la vie? Et pourquoi cet épanouissement précoce ne se manifesterait-il pas dans l’élaboration de ses programmes de concert?

Toujours est-il que ce programme, présenté avec l’exceptionnelle pianiste (et complice) Louise-Andrée Baril, évoque le parcours de l’amour humain au cours d’une vie.

L’Adagio, du Divertimento pour violoncelle et piano, lent et grave, fait penser aux tourments de l’attente, à l’inconfort du vide, bref, à l’absence de l’amour. Dans le vif Menuet et Trio, aux pas hésitants de la parade amoureuse et aux premiers mots échangés pleins d’électricité, les deux instruments jouent parfois ensemble la même note ou encore se répondent comme dans une conversation. Le contact établi, voilà que dans l’Allegro di molto, les nouveaux partenaires s’enhardissent aux premiers gestes de l’amour, s’engagent dans une danse échevelée et s’amusent comme des petits fous!

Dans la sonate de Brahms qui suit, ce qui n’était jusqu’ici que coquineries prend profondément racine dans les cœurs. Les amants partagent le plaisir en courant à la rencontre des fines gouttelettes de la pluie qui distillent les doux murmures de l’amour. La tendresse de leurs gestes les fait s’étonner de ce qui leur arrive (Allegro vivace). Ils iront par la suite, main dans la main, sauter le ruisseau et rire de leur maladresse quand ils s’y mouilleront les pieds (Adagio affettuoso). Le septième ciel les attend de l’autre côté de la rive après le déchaînement de la passion dévorante qui les surprend… (Allegro passionato).

Avec Schubert en troisième partie, on assiste à un amour vieillissant qui n’est pas pour autant dépourvu de piment. Mais la partition se joue le plus souvent avec l’instrument de la nostalgie, celle de la pétillante jeunesse enfuie. L’Adagio ne fait-il pas d’ailleurs penser à Plaisir d’amour ne dure qu’un moment de la romance du même nom (1785). 

Un violoncelle qui porte un nom! 

Stéphane Tétreault joue sur un violoncelle fabriqué par Antonio Stradivarius en 1707 et, dont le nom, Comtesse de Stanlein, ex-Paganini, rappelle certaines étapes de sa longue histoire. Il avait en effet appartenu, entre 1839 et 1840, au célèbre musicien Niccolo Paganini puis au luthier Jean-Baptiste Vuillaume qui le céda à son tour à la comtesse de Stanlein. Il passa ensuite entre les mains d’un collectionneur allemand qui le vendit au violoncelliste Bernard Greenhouse qui en fit son fidèle compagnon pendant 54 ans et le fit restaurer dans les années 1990. Au décès de ce dernier, ses héritiers le confieront à une maison spécialisée dans la mise aux enchères en disant souhaiter que le prochain musicien qui en fera usage l’aime autant que B. Greenhouse. Il sera effectivement vendu plus de six millions en février 2012 à la famille Desmarais, puis confié par madame Jacqueline Desmarais au jeune violoncelliste Stéphane Tétreault.

Selon plusieurs, dont le violoncelliste Greenhouse lui-même, le son de cet instrument ne déçoit jamais, quelles que soient les conditions où il est utilisé. Il aurait une palette de couleurs et de nuances illimitée et fournirait un son rond, chaud et boisé.


Un 3ème prix à JULIEN MILOT dans la catégorie MEILLEURE OPINION pour son texte «TDF ou l’avilissement humain».

TDF ou l’avilissement humain

IMG_4639Julien Milot

C’est l’an dernier que, pour la première fois, il m’a été donné de porter attention au symbole «TDF» apposé à la lunette arrière d’un véhicule qui me précédait. Puis, peu de temps après, encore une autre voiture arborant les trois fameuses lettres. Me questionnant sur la signification de cet écrit, Internet a rapidement pu satisfaire ma curiosité. TDF: Toutes des Folles.

Quelle ne fut pas ma stupeur de découvrir alors un mouvement populaire en progression. Désirant expliquer le phénomène le plus rationnellement possible, j’ai d’abord tenté d’y percevoir une quelconque touche humoristique, un clin d’œil à un fait précis de l’actualité. Mais, à mon grand désarroi, les recherches effectuées n’ont débouché que sur ce que je craignais: un mouvement misogyne et haineux qui a été contesté par la gente féminine de manière non plus élégante, mais dans des proportions moindres, à l’aide d’autocollants TDC…

Qui sont-ils?

Premier réflexe à la suite de cette prise de conscience: constater de visu qui sont les portes-étendards de ce mépris social. Suivant occasionnellement ces voitures au lettrage calomnieux je me plaçai côte à côte avec ces véhicules, lorsque la circulation le permettait, afin de voir le visage des conducteurs, tout en profitant de l’occasion pour leur lancer un regard de dégoût. En règle générale: des jeunes hommes dans la vingtaine ou la trentaine. Mais la réalisation de cet exercice a apporté un second questionnement lorsqu’il m’a été donné de noter, occasionnellement, la présence de femmes (probablement les conjointes) sur le siège du passager desdites voitures. Ma stupeur n’en était alors que plus grande. Comment était-il possible pour celles-ci de cautionner ce mépris de la femme et plus généralement de l’être humain en acceptant de prendre place à bord de ces véhicules? Question qui demeure entière à ce jour…

Comprendre l’INCOMPRÉHENSIBLE

Et puis, s’en suivit la question fondamentale: pourquoi? Pourquoi ce mépris de l’autre, pourquoi le faire au grand jour, pourquoi partager fièrement cette idéologie avec la société tout entière? Je n’ai malheureusement pu dénicher de réponses précises à ces questions portant sur le comportement humain. Si l’occasion m’était donnée de procéder à un interrogatoire, je demeure même perplexe à savoir si l’un des conducteurs de ces véhicules de la honte saurait clairement étayer sa pensée et ainsi réussir à me faire prendre conscience du bien-fondé d’une telle campagne.

J’ai donc dû me rabattre sur ce que je croyais être l’explication la plus plausible afin de comprendre le mouvement. Notre société moderne prône l’égalité des sexes, la tolérance et le respect des différences qui se veulent des valeurs reconnues par la majorité d’entre nous. Cependant, force est d’admettre que tout n’est pas encore gagné. Ainsi, certains individus, sans doute frustrés de leur statut social, envieux de la réussite de leur prochain ou encore incapable d’apprécier le succès collectif préfèrent encore jouer cette carte du dénigrement d’autrui qui, doit-on l’admettre, est un automatisme bien ancré dans les racines de la culture québécoise.

Et la morale?

Que certains individus aux prises avec un problème de mercantilisme sans morale souhaitent s’enrichir en faisant la vente d’autocollants méprisants ne constitue pas la problématique fondamentale. Sinon, faudrait-il encore se questionner sur les fabricants d’armes à feu, de bombes et de produits chimiques de toute sorte pour ne nommer que ceux-ci.

Le problème réside bien évidemment davantage au niveau de ceux qui, délibérément, défraient le coût d’achat de ces autocollants, les apposent sur leur véhicule et, surtout, endossent le message d’irrespect d’un tel symbole. Mais peut-être, me direz-vous que ce sont simplement de joyeux écervelés ne sachant mesurer la portée de leurs gestes. Dans un tel cas, il me serait alors plutôt aisé d’expliquer le phénomène par la projection de leur propre réalité du moment…

Lutter contre le MÉPRIS

Quoi qu’il en soit, il s’avère primordial de collectivement tourner le dos à ce mépris flagrant. Refuser le dénigrement collectif, encourager les efforts et être fier de la réussite de son prochain. Se dépasser afin de devenir celui ou celle qu’on admirera et considérer celui au-devant de nous comme un objectif de réussite louable plutôt qu’un écran à son image propre. Et si, après cet exercice, certains souhaitent encore apposer un autocollant sur leur véhicule, pourquoi ne pas y aller avec TDV… Tous des vainqueurs?

 


Un 3ème prix à PIERRE SHAIENKS dans la catégorie NOUVELLE pour son texte «Aménagements cyclables: Une rencontre d’information courue».

Aménagements cyclables

Une rencontre d’information courue

IMG_4627Pierre Shaienks

Près de 150 personnes s’étaient donné rendez-vous le 14 mai dernier à Sainte-Famille pour assister à une rencontre d’information sur la faisabilité d’aménagements cyclables sur l’île d’Orléans, en présence des membres du comité de suivi responsable du dossier. Deux représentants de la firme Del Degan, Massé y ont présenté succinctement les rapports d’étapes qu’ils ont rédigés sur le sujet pour le compte du CLD de l’Île d’Orléans.

En bref, quelques types d’aménagements cyclables sur plusieurs des 22 tronçons retenus par la firme ont été décrits: chaussée partagée, bande bidirectionnelle avec délinéateur, bordure continue, accotements asphaltés ou piste cyclable en site propre bidirectionnelle. Chacune des options a fait l’objet d’une carte appropriée et par la suite quatre options d’aménagements ont été examinées: la minimaliste, la variée, l’évoluée et l’audacieuse[1]. Après consultation avec le comité de suivi, un scénario a finalement été retenu qui consiste en une solution hybride afin de maximiser la sécurité des cyclistes tout en obtenant des coûts réalistes: chaussée partagée dans les cœurs de villages et sur les routes du Mitan et des Prêtres, accotements asphaltés entre Saint-Jean et Sainte-Famille via Saint-François et bordure continue sur le territoire de Saint-Laurent, sauf au cœur du village et dans la côte, et entre Saint-Pierre et Sainte-Famille et entre Saint-Laurent et Saint-Jean[2].

QUELQUES QUESTIONS ET COMMENTAIRES

Après la présentation, une vingtaine d’intervenants sont venus au micro pour poser des questions ou faire des commentaires. Certains ont fait part de craintes quant à la sécurité des résidants et des cyclistes, d’autres ont dit leur satisfaction quant à la qualité de l’étude soumise et fait part de leur intérêt pour ces aménagements ou de leurs questionnements par rapport au financement. Une personne s’est interrogée sur la fiabilité d’une enquête sur l’acceptabilité du projet réalisée auprès de 350 Orléanais; mais l’un des auteurs de l’étude a assuré que statistiquement les données faisant état d’un taux d’acceptabilité de 80% étaient fiables, avec marge d’erreur de ±5%. Cette même intervenante a aussi demandé que les citoyens soient à nouveau consultés lorsque quand viendra le moment de décider si l’on va de l’avant ou non. Le maire de Saint-Jean, Jean-Claude Pouliot, a aussi exprimé l’opinion qu’il appartiendra aux citoyens de se prononcer.

COÛT ET FINANCEMENT

Le coût approximatif des aménagements cyclables de cette option a été évalué sommairement à environ 22 millions de dollars. Les prochaines étapes du mandat de la firme Del Degan, Massé consisteront à définir plus en détail cette évaluation et les possibilités de financement, avec des échéanciers permettant de croire que le projet puisse prendre vie en 2015.

LES RAPPORTS COMPLETS SUR NOTRE SITE

Nous vous invitons à vous rendre sur notre site autourdelile.com et, dans l’onglet ÉDITIONS ANTÉRIEURES, à prendre connaissance des deux rapports soumis par la firme Del Degan, Massé.

 

[1] Voir : Étude de faisabilité d’aménagement cyclable CLD Île d’Orléans. Del Deggan, Massé – Rapport d’étape 2, 7.3.2. – Types d’aménagement, pages 69 à 72   ET   7.4 – Types d’aménagements du tracé, pages 72 à 86.

[1] Voir : Étude de faisabilité d’aménagement cyclable CLD Île d’Orléans. Del Deggan, Massé – Rapport d’étape 2, carte de la page 88.

 

Le journal était aussi en nomination pour la conception graphique de Geneviève Pinard et le Prix Raymond-Gagnon à titre de bénévole de l’année pour Hélène Bayard.

Félicitations aux gagnants de cette année, mais aussi à toute l’équipe du journal, autant à la rédaction qu’à l’administration, des passionnés qui travaillent fort pour vous livrer chaque mois un journal de qualité.


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A propos de l'auteur

Pierre Shaienks

Retraité du monde de l’assurance et bénévole au Camp Saint-François de l’île d’Orléans durant plus de 20 ans, Pierre est impliqué au journal depuis de nombreuses années.

5 commentaires

  1. Louise Simard sur

    Bonjour, c’est avec joie que je constate que ce que vous nous apportez à chaque parution a su plaire au jury. C’est avec empressement que je vous lis à chaque parution. Vous faites du bon travail, continuez ainsi.

    Résidente de St-Pierre I.O

  2. Gaétane Chabot sur

    Bravo à toute l’équipe du journal. En particulier à Julien Milot pour son texteTDF ou l’avilissement humain
    Ne lâchez pas
    Résidente de Saint-Laurent

  3. Bravo à nos lauréats et toute l’équipe de rédaction du Journal. Ce sont des prix bien mérités qui témoignent de la grandeur d’âme et du professionnalisme de nos bénévoles et dont nous sommes fiers.
    Une membre du Conseil d’administration du Journal Autour de l’île. Dyane Adam

  4. Violette Goulet sur

    Que ce soit par l’amour, le mépris, ou par l’actualité, vous donnez à Autour de l’Île une crédibilité qui sait être reconnue par nos pairs et par la communauté Orléanaise. Félicitations à nos deux journalistes bénévoles et à notre rédacteur en chef.

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