Phil-tu Patate?

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Un restaurant qui fait jaser.

J’aurais dû compter le nombre de fois où l’on m’a parlé de ce nouveau resto au cours du dernier mois. Peut-être que les gens que je fréquente sont plus accrocs que la moyenne à la poutine, mais je doute que ce soit aussi simple. J’ai plutôt l’impression que Phil-tu Patate?, avec son nom inhabituel, a véritablement été le sujet de plusieurs conversations.

Comme j’ai toujours eu un faible pour le traditionnel mélange de frites, fromage et sauce brune, il ne m’en fallait pas plus pour me porter volontaire pour rencontrer Philippe Deslauriers, le propriétaire de la nouvelle cantine en question.

Le propriétaire

Dès le début de l’entretien, ce qui me frappe, c’est la passion de Philippe. Que l’on parle de son cheminement, du menu ou de ses projets, c’est avec intensité qu’il répond aux questions. Il m’avait prévenu dès mon arrivée: «Pose-moi une question pour me lancer et je partirai de ça.» J’apprends donc rapidement qu’il a commencé à travailler dans la restauration alors qu’il était en Europe. À son retour au pays, il a étudié en gestion hôtelière avant d’aller faire un stage en Chine. Il termina son cheminement scolaire par un Bac en sciences de l’alimentation. C’est son premier resto, mais il compte plusieurs années d’expérience. Il a travaillé au Moulin de Saint-Laurent, aux Homardises et à l’Entrecôte Saint-Jean. Malgré ce cheminement bien rempli pour ses 28 ans, c’est la remise en question, l’hiver dernier. La restauration n’étant pas un univers facile, il songe à changer de cap. Il explore quelques idées de projets: boutique de thé, brûlerie pour le café, mais rien ne se concrétise. Finalement, le bouche-à-oreille aidant, on lui propose de reprendre l’ancien Resto chez Thérèse, à Saint-François. L’idée fera son chemin et c’est ainsi que le concept de cantine gourmande prendra graduellement forme.

Plus qu’une friterie

Le plus intéressant de ma visite est d’entendre Philippe me parler de sa vision pour son nouveau resto. Il est soucieux de ses produits. Il utilise d’ailleurs des produits de l’île dans plusieurs plats. Tout est fait maison: saucisses, jambon fumé et bacon compris. On discute et on consulte la liste des plats qu’il propose. La sauce de sa poutine italienne, c’est celle de son arrière-grand-mère. La vedette de son menu demeure cependant «la pouine», communément appelée la poutine sans «t». C’est d’ailleurs sur ce plat que mon choix s’arrêtera lors de cette visite. Les frites sont croustillantes et la sauce brune excellente, mais ce qui retient mon attention c’est le sauté d’oignons, de champignons et de bacon maison en garniture. Combinaison plus que savoureuse, tout s’agence parfaitement. Avant mon départ, Philippe mentionne qu’on peut demander ses hamburgers «À la Phil» pour goûter à sa combinaison d’assaisonnements favoris. J’en prends bonne note, mais c’est sans promesse, car la tentation sera forte lors d’une prochaine visite d’opter à nouveau pour une «pouine».

Où: Phil-tu Patate? – 413, chemin Royal, à Saint-François.

Facebook: www.facebook.com/PhiltuPatate


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A propos de l'auteur

Sylvain Delisle

Concepteur et administrateur du site web depuis sa création, Sylvain est devenu rédacteur en chef en juillet 2014

Un commentaire

  1. Madeleine Granger sur

    L’été est trop court.
    Nous nous sommes habitués a aller chercher nos frites « qui sont SUCCULENTES » chez vous .
    Mais voilà qu’octobre arrive et il n’y a plus de service.
    Au bonheur de voir votre resto ouvert plus longtemps.
    Madeleine

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