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Sécurité incendie – Un coup de gueule salutaire!

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© Diane Gosselin

© Diane Gosselin

Le 2 juin 2014, le conseil municipal de Saint-Jean adoptait à l’unanimité une résolution dans laquelle il disait son intention de se retirer de la dernière entente intermunicipale portant sur le plan d’entraide mutuelle pour la protection incendie de même que du schéma de couverture de risques incendies (SCRI). Du même coup, la municipalité se disait prête à réintégrer le SCRI sur la base d’une nouvelle entente à mettre en place. La résolution était justifiée par une série de «considérants» dont certains sont repris ici.

La nature du problème

Actuellement, en vertu des ententes, les municipalités, qu’elles soient dotées ou non d’un service incendie – Sainte-Pétronille et Saint-François n’en possèdent pas – doivent assumer ensemble, au prorata de leur valeur foncière respective, les coûts d’immobilisation et de fonctionnement du service collectif sans avoir de prise directe sur l’ensemble des budgets alloués et des dépenses, ces éléments étant du ressort des municipalités. Cette façon de fonctionner aurait pour effet de priver les municipalités, certaines plus que d’autres, d’un droit de regard et de décision sur les sommes à payer pour le service en plus d’encourager certaines d’entre elles à effectuer des dépenses jugées superflues par les autres, ce qui annulerait les effets positifs d’économie espérés par la mise en commun.

Cette situation, pourtant jugée aberrante par d’autres maires et conseillers municipaux, n’avait pas, jusqu’ici, été dénoncée avec autant de force que celle déployée par Saint-Jean. Le maire actuel de Saint-Pierre, Sylvain Bergeron, n’avait-il pas, au cours de la dernière campagne électorale municipale, souligné le problème et dit son engagement à le résoudre en déclarant que «c’est un non-sens […] que des décisions se prennent localement sur la base des besoins particuliers des casernes alors que la facture est répartie à l’ensemble des municipalités de la MRC.»

Des solutions?

De toute manière, plusieurs élus reconnaissent maintenant que le coup de gueule de Saint-Jean est plutôt salutaire en ce sens qu’il a provoqué la réouverture d’ententes souffrant de nombreux vices ou omissions. Les discussions actuellement menées en vue de résoudre le problème vont bon train, selon le maire de Sainte-Pétronille, Harold Noël, et il semble que les solutions à l’étude vont dans le sens de l’argumentaire des élus de Saint-Jean, à savoir, notamment:

  • La détermination et le contrôle du budget par le conseil des maires (MRC);
  • Un contrôle plus rigoureux des dépenses avec des seuils fixés préalablement pour les équipements et les immeubles, seuils au-delà desquels le conseil des maires devra donner son aval;
  • Un mandat élargi de la coordonnatrice du comité de suivi en lui confiant la gestion financière du poste sécurité incendie.

Si tout va bien et si Dieu le veut…


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A propos de l'auteur

Normand Gagnon

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