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Caroline Simard, députée de Charlevoix-Côte-de-Beaupré

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Venez rencontrer Caroline Simard, notre députée à l’Assemblée nationale depuis le 7 avril 2014. Vous avez peut-être eu l’impression, comme la soussignée, que notre députée était très jeune, en vous fiant à ses photos sur les affiches électorales. En fait, Caroline Simard est née à Baie-Saint-Paul il y a quarante ans. Elle est issue d’une famille tricotée serrée, enracinée dans Charlevoix et le Lac-Saint-Jean. Proche de sa mère – sa meilleure amie –, de son frère – son plus précieux conseiller –, ses deux grand-mères, Simard et Fortin, ont eu sur elle une influence déterminante et durable. Au lendemain de sa victoire, elle est allée se recueillir sur la tombe de ses grands-parents Simard pour leur présenter la nouvelle députée libérale de leur comté.

Caroline Simard a parcouru le Québec pour faire ses études et bâtir sa carrière. Toutefois, en 2001, elle revient dans sa région pour y retrouver la qualité de vie, la chaleur des gens et la proximité du fleuve qui lui avaient manqué.

Ayant fait carrière en recherche et marketing, développement de clientèle, elle fonde sa propre entreprise, Doxa Focus, en 2006. Pendant sept ans, elle mettra son expertise à la disposition d’entreprises comme l’Association des croisières du Saint-Laurent et des marchands riverains du boulevard Sainte-Anne. Elle sera membre de l’Alliance affaires Côte-de-Beaupré. Travailleuse autonome, jeune femme du milieu des affaires, dotée d’une expertise en matière d’enjeux de développement économique local, elle correspond en tous points au profil de la candidate recherchée par le Parti libéral qui l’approche au début de la campagne électorale. Après réflexion, elle fait le saut et s’engage à fond.

Une campagne électorale intense

Caroline Simard garde le souvenir d’une campagne qui fut une expérience personnelle extraordinaire, selon ses termes. Partie de zéro, dans un comté «bleu» depuis 20 ans, pour finalement l’emporter par 882 voix de majorité, elle dit avoir eu confiance dès le départ qu’elle pouvait battre la première ministre et chef du Parti québécois, Pauline Marois. La couverture médiatique suscitée par la victoire d’une jeune inconnue contre la première ministre n’a peut-être pas rendu justice à la campagne qu’elle a menée.

Sa campagne, elle l’a voulue à son image: une campagne de terrain, positive et respectueuse, à l’écoute des électeurs de Charlevoix-Côte-de-Beaupré, incluant – elle insiste – l’île d’Orléans. En quelques semaines, elle a parcouru 3 000 km et visité toutes les municipalités de sa vaste circonscription. Présente partout, elle a pu gagner du terrain sur sa principale rivale, qui, elle, devait parcourir le Québec, d’autant plus que personne n’aurait prédit que la première ministre serait en difficulté dans sa propre circonscription. Sa solide connaissance des enjeux locaux et des préoccupations de ses électeurs lui a fait croire en ses chances de succès, confiance qui s’est affirmée avec l’élan croissant du Parti libéral dans les jours précédant le scrutin.

Le lendemain de la veille

La victoire de cette jeune candidate, que certains croyaient sortie de nulle part, lui a mérité une exposition médiatique au-delà des frontières du Québec. Quant à elle, après avoir vécu la consécration de sa victoire au quartier général du parti ce soir-là, le Boston Pizza de Québec, entourée de sa mère et de son frère, elle a retroussé ses manches et amorcé une nouvelle vie sur tous les plans.

Une mauvaise surprise l’attendait: le bureau de comté de madame Marois avait été vidé et tous les dossiers des citoyens avaient été détruits. Plusieurs des citoyens qui avaient fait des démarches auprès de la députée Marois ont d’ailleurs manifesté leur mécontentement. Aucune obligation formelle n’existe à cet égard, mais des députés défaits ont souvent transmis à leurs successeurs leur bureau et leurs dossiers. Pour sa part, Caroline Simard a pris l’engagement de transmettre tous les dossiers citoyens de son bureau à son successeur, quel qu’il soit.

En quelques mois, madame Simard a mis sur pied deux bureaux de circonscription pleinement opérationnels, l’un à Baie-Saint-Paul et l’autre à Boischatel, côte de l’Église, à quelques minutes du pont de l’île. Sensible à l’art et à la vie culturelle, elle a choisi pour son bureau des toiles prêtées par le Musée d’art contemporain de Baie-Saint-Paul. Une seule ligne téléphonique sert de guichet d’entrée pour toutes les demandes adressées à la députée. Dans un souci constant d’accessibilité, elle tient à jour sa page Facebook où déjà 1 200 personnes la suivent dans toutes ses activités.

Représentante de Charlevoix, de La Côte-de-Beaupré et de l’île d’Orléans

S’il n’en tenait qu’à Caroline Simard, le nom de l’île d’Orléans serait inclus dans l’appellation de sa circonscription. Elle connaît bien l’île où elle avait déjà ses habitudes avant de la représenter. Caroline Simard aime pêcher à la pisciculture de Sainte-Famille, acheter ses petits fruits et cueillir ses pommes sur l’île et se promener au bord du fleuve. Parmi ses priorités nous concernant, elle cite l’accès au fleuve, la politique maritime, de même que le dossier du pont et de l’entrée de l’île, dont est saisi le ministère des Transports.

Qui plus est, elle suit en ce moment de très près l’évolution du dossier du Plan de conservation du patrimoine de l’île d’Orléans. Pour Caroline Simard, la conservation du patrimoine sur l’île importe à tout le Québec. Cela dit, elle affirme se mettre d’abord à l’écoute des citoyens afin qu’on trouve les moyens de conserver ce patrimoine tout en respectant les besoins des résidents.

Évidemment très préoccupée du développement économique des régions, la députée nous a parlé du dossier des CLD, qui intéresse plusieurs d’entre nous[1]. Selon elle, le gouvernement libéral a répondu à la demande des élus municipaux qui voulaient disposer des outils de gouvernance en la matière. À son avis, il revient à ces élus d’en faire une priorité et de conserver toute l’expertise et l’implication des citoyens déjà acquises. À titre d’exemple, elle cite la MRC de La Côte-de-Beaupré qui a déjà pris la décision de préserver intégralement les services de son CLD. Elle invite notre CLD à la contacter et à mettre à profit son expertise de consultante. Elle se dit prête à collaborer également avec la MRC pour favoriser le développement, par exemple, d’un tourisme durable sur l’île, comme dans Charlevoix.

S’il y a un qualificatif que l’on peut attribuer à Caroline Simard, c’est l’accessibilité. Généreuse de sa personne, notamment en entrevue, elle confie que l’un de ses défis, en 2015, sera d’apprendre à dire non… parfois. Elle ne veut décevoir aucun de ses électeurs: si votre grand-mère a toujours rêvé de rencontrer «son député», parlez-lui-en; elle pourrait fort bien se présenter à la porte de votre mamie la prochaine fois qu’elle sera de passage sur l’île.

Elle ne nous adresse qu’une ombre de reproche: elle ne nous voit pas assez. Appelez-la, allez la rencontrer, elle est prête à s’informer pour vous, à vous aider pour votre plan d’affaires à vous dire quelles subventions sont disponibles.

On se réjouit de voir une jeune femme se lancer en politique. Cependant, Caroline Simard n’a pas fait le saut pour améliorer les statistiques. Elle considère que ses fonctions de députée sont la suite logique de sa carrière puisqu’elles lui permettent de mettre à profit son expertise en matière de développement régional au bénéfice des électeurs de son vaste comté.

[1] Voir  l’article de Normand Gagnon dans notre numéro de janvier.


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A propos de l'auteur

Isabelle Harnois

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