L’entente de sécurité incendie reconduite

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Dans notre édition de juin dernier, nous avions informé nos lecteurs du fait que l’entente intermunicipale sur la sécurité incendie était en péril, le conseil municipal de Saint-Jean ayant voté à l’unanimité de se retirer du schéma de couverture de risque incendie de la MRC au 1er janvier 2015. Il est maintenant acquis qu’une nouvelle entente de cinq ans a été signée à la satisfaction des maires. Nous avons rencontré le maire de Saint-Jean, M. Jean-Claude Pouliot, qui était à l’origine du désaccord et qui nous a souligné les principales améliorations apportées à l’entente.

Schéma de couverture et répartition des coûts

D’entrée de jeu, M. Pouliot a tenu à nous informer que le service d’incendie sur l’île était efficace, que ses pompiers étaient disponibles et bien formés, que les équipements étaient adéquats et que le schéma de couverture et la répartition des coûts n’avaient pas été modifiés dans cette nouvelle entente puisqu’ils ne constituaient pas la raison du litige. Ce litige relevait uniquement d’un problème administratif et non d’efficacité des opérations.

Des irritants abolis

Parmi les irritants dont nous avait fait part le maire de Saint-Jean en juin dernier, la question du dépassement des budgets dans certaines municipalités, engendrant des coûts additionnels absorbés par l’ensemble des municipalités alors qu’il y avait même eu diminution du nombre d’incendies dans certains cas, avait suscité la grogne du maire. S’était ajoutée à ce dépassement de coûts, l’intention de la municipalité de Saint-Laurent de se doter d’un nouveau camion de service et d’agrandir sa caserne. La nouvelle entente, adoptée par tous les maires, stipule maintenant que les budgets devront être soumis plus tôt en octobre et qu’un comité formé des quatre chefs pompiers, d’un coordonnateur et d’un maire responsable, verra à soumettre des propositions à l’assemblée des maires qui devra statuer par résolution sur les propositions soumises. Toutes les dépenses d’importance devront être acceptées par résolution. C’est ainsi que les dépassements de coût devront être absorbés par la municipalité responsable du dépassement et non par l’ensemble des municipalités. De plus, sauf exception, il n’y aura plus de transfert de budget d’un poste à l’autre. Par exemple, si aucun incendie ne survenait dans une municipalité, l’argent non dépensé au poste des salaires ne pourrait être transféré pour être dépensé dans un autre poste budgétaire. Ces nouvelles mesures visent une standardisation et un meilleur contrôle des dépenses, une optimisation des ressources et du pouvoir de gestion dans le but ultime de freiner l’augmentation des coûts assumés par la population.

Le maire de Saint-Laurent satisfait

Comme la municipalité de Saint-Laurent avait été mentionnée en juin par le maire de Saint-Jean, relativement aux projets d’agrandissement de leur caserne et d’achat d’un nouveau camion, nous avons communiqué avec le maire de Saint-Laurent, M. Yves Coulombe. Ce dernier se dit satisfait de la nouvelle entente intervenue. Il nous a confirmé qu’il s’agissait d’une entente de compromis acceptée par l’ensemble des maires et qui ne modifiait en rien les projets en matière incendie de sa municipalité ou d’autres municipalités de l’île.

Vers une fusion des services incendie?

Il appert que non. La question fut abordée au conseil des maires puis rejetée puisqu’elle n’apporterait aucun avantage au niveau du coût ou de l’efficacité du service. L’entente actuelle, si elle n’est pas parfaite, pourra être revue à la lumière de l’expérience vécue, mais, selon le maire Pouliot, la population est bien protégée et plusieurs MRC de la région envieraient le mode de gestion des services incendie instauré à l’île.


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A propos de l'auteur

Pierre Shaienks

Retraité du monde de l’assurance et bénévole au Camp Saint-François de l’île d’Orléans durant plus de 20 ans, Pierre est impliqué au journal depuis de nombreuses années.

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