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Chronique littéraire – mai 2015

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Prendre la parole – les règles de l’art, les pièges à éviter, les trucs du métier, de Jean-Luc Mongrain, publié aux Éditions de l’Homme, est un livre très instructif pour découvrir les astuces de la communication et de la prise de parole en public. On a tous, un jour ou l’autre, à prendre la parole devant un auditoire, que ce soit pour une présentation en classe, devant un groupe de collègues, une assemblée ou devant les médias, et chacun pourra puiser parmi les trucs du métier que révèle Jean-Luc Mongrain dans son livre. Celui qui est une figure marquante du paysage médiatique québécois depuis plus de 30 ans possède une vaste expérience qui lui permet de toucher plusieurs aspects de la prise de parole. Chaque chapitre du livre consiste en une étape et est divisé en points à considérer. L’art de la communication est ainsi analysé en profondeur, avec exemples et mises en situation. On découvre pourquoi, à l’ère des réseaux sociaux, la prise de parole conserve son importance; les implications de la prise de parole, le langage non verbal, la posture, le ton qui doit être abordé, l’humour qui doit être bien dosé y sont dévoilés; on apprend comment adapter le contenu de la prise de parole au groupe à qui il est destiné et, enfin, les dix commandements de la prise de parole publique. Admirable pour sa clarté, le livre est très accessible, comportant des exemples, des tests, des trucs et beaucoup de conseils pertinents. Il s’adresse à des lecteurs de tous âges et de tous milieux et peut être lu et relu.

Avec une écriture débordant de sensibilité, Marc Doré offre un récit émouvant et bien inscrit dans le paysage québécois: Nous autres, publié aux Éditions Triptyque. Écrit avec une plume très soignée, son récit nous permet de remonter au cœur de son enfance et d’y découvrir sa maison de Neuville où il vécut avec sa famille jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Les scènes qu’il nous dévoile sont évocatrices de ce monde où la ville de Québec semblait un peu lointaine et l’Europe plus encore, où se battaient les soldats et l’amoureux de sa sœur. On ne reste pas insensible aux descriptions, à la profondeur des sentiments et à l’intelligence du propos. S’étirant sur une vingtaine d’années, le récit nous montre la transformation du paysage social et de la famille de l’auteur alors que le déménagement vers Québec se fait au moment même où le Québec s’ouvre à la modernité, transformation qui ne se fait pas sans heurts: «Mon repaire si établi, mon nid si solide, mon gîte si réconfortant et chéri, mon inamovible point fixe, où coulaient le miel et le lait, comment peut-il s’envoler avec cette facilité?» Ce sont pourtant des années de bonheur et d’une certaine insouciance qui sont dépeintes avec une plume de maître.

Banquette arrière, premier roman de Claude Brisebois, publié aux Éditions Druide, s’ouvre sur une scène qui marque le début de l’élaboration d’un univers empreint de tendresse, d’amour et de jeux de séduction: un livre oublié sur la banquette arrière d’un taxi. Ce roman, plein de tendresse et qui se déploie dans les interactions de personnages qui multiplient les intrigues, est articulé autour du «passeur de livre», l’étrange et sympathique Jeff. Banquette arrière nous offre une fascinante et lumineuse réflexion sur les relations humaines et sur l’acte de lire, passion qu’ont en commun Soledad, la danseuse étoile, Madeleine, l’enjouée petite Bretonne, Marie la raffinée aux mille talents et David, le maladroit célibataire, qui se retrouvent pour échanger et aborder les livres qui ont marqué leur existence. Leurs soupers, leurs rencontres, entraîneront plusieurs rebondissements.


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