Réflexion fusion

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Suite au dépôt du résultat du sondage du regroupement Une île, une vision, pas très représentatif selon moi, c’est maintenant l’heure de poser les vraies questions et d’arrêter de prétendre qu’il serait avantageux de changer une façon de faire sans jamais s’avancer concernant ces supposés avantages.

À première vue, il est vrai que 42 élus pour gérer le territoire semble un chiffre trop élevé pour une population de 7 000 habitants. Mais est-ce que le salaire attribué présentement aux élus a été considéré? A-t-on évalué combien le contribuable aurait à débourser, à la suite d’une fusion, pour se payer les services d’un maire et de six conseillers à temps plein. À ces coûts s’ajouterait le salaire du personnel municipal qui, vu le nombre majoré, aurait certainement droit à la syndicalisation et aux hausses de salaire. Qu’adviendrait-il des directeurs généraux déjà en place? Seraient-ils remerciés avec une belle indemnité de départ? Et les édifices municipaux? Devra-t-on les démolir ou les garder en place, vides et entretenus à gros frais. Le conseiller qui représentera une petite municipalité aura-t-il le même droit de parole que celui d’une plus grande municipalité. Les citoyens auront-ils tous droit à la même écoute et aux mêmes services? J’en doute fortement.

… Trop de bureaucratie; en quoi la fusion des six municipalités permettrait-elle d’alléger le système actuel? Les exigences mises en place résultent d’une volonté politique des gouvernements supérieurs et non du bon vouloir des élus municipaux.

Installer une infrastructure sportive et un grand centre culturel plutôt que des petites bibliothèques. Devra-t-on se rendre à l’entrée de l’île pour avoir le même service de bibliothèque, pourtant disponible tout près, mais qui sera offert dans un plus gros édifice, construit avec des subventions provinciales prises à même nos impôts?

Et que dire du service de police? Il semble que la contribution municipale passerait de 0,18$ à 0,30$ du 100$ d’évaluation, comme prévu pour une population de plus de 5 500 habitants, ce qui représenterait une hausse astronomique du compte de taxes municipales.

À la suite de cette fusion, la MRC de L’Île-d’Orléans perdrait-elle son identité et serait-elle assimilée à la MRC de la Côte-de-Beaupré ou encore à la Ville de Québec? Résultat: la population de l’île aurait à payer encore plus, et ce, pour bien moins de services.

En observant le résultat pas très concluant des fusions forcées vécues par les villes, je souhaite fortement que l’île d’Orléans demeure comme elle est avec ses six clochers et sa diversité. Ce n’est pas faire preuve de fermeture que de vouloir conserver et protéger nos acquis.

Cordialement,

Johanne Gignac


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