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Evan Price − Un concitoyen et philanthrope, comme vous

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Evan Price habite l’île d’Orléans depuis son enfance. Il est propriétaire de la ferme du Coteau, à Saint-Laurent, une ferme de fraises exploitée par sa famille depuis les années 1960. Les Price furent parmi les premiers producteurs d’asperges sur l’île.

M. Price s’inscrit dans la lignée de sa famille, une famille québécoise ancienne d’importants producteurs de papier pendant des générations. Sa mère, Martha Parker Price, a été élevée sur une ferme en Ontario avant d’épouser Anthony Price avec qui elle a parcouru le monde dans le cadre de missions humanitaires et de développement, en Afrique notamment, avant de se fixer sur l’île. Outre la présidence de la fondation familiale, la fondation Virginia Parker, du nom de sa propre mère, elle dirige encore aujourd’hui la réputée Auberge Saint-Antoine et le non moins réputé restaurant Panache, dans le Vieux-Port de Québec.

Le contexte familial a nourri l’engagement personnel d’Evan Price dans la philanthropie. Né à Québec, ayant grandi en Europe et en Afrique, il a étudié le génie forestier à l’Université Laval. Il a travaillé durant cinq ans à l’étranger, notamment en Bolivie et en République démocratique du Congo (alors le Zaïre), avant d’obtenir un MBA en France et de revenir se fixer au Québec et à l’île. Il est aujourd’hui président de CO2 Solutions, une entreprise vouée à la protection de l’environnement, spécialisée dans les technologies de capture des émissions de gaz à effet de serre (GES) et de recyclage de ces gaz à des fins utilitaires. CO2 Solutions, une des seules entreprises au Canada œuvrant dans ce domaine on ne peut plus actuel, vient d’inaugurer une usine de démonstration à Valleyfield et fait la promotion de ses technologies auprès de pays qui sont d’importants émetteurs de GES, telle l’Inde.

Il existe toutefois une autre facette, tout aussi importante de l’engagement personnel et social d’Evan Price. Non seulement mécène et philanthrope par le biais de la fondation familiale, il s’est également voué à redorer le blason québécois en la matière. En effet, Québec serait parmi les dernières villes canadiennes en termes de pourcentage du revenu personnel consacré à des causes charitables et à la philanthropie. Si l’on a longtemps invoqué une forme d’excuse culturelle, prétendant que la philanthropie est davantage partie intégrante de la culture anglo-saxonne, M. Price croit que cette excuse n’en est plus une et que, d’ailleurs, les mentalités ont déjà changé, en particulier chez les jeunes.

Nous sommes tous des mécènes qui s’ignorent

La Fondation Virginia Parker sert d’instrument privé permettant la réalisation de projets initiés personnellement par les différents membres de la famille Price, en partenariat avec des acteurs de leur milieu. Par exemple, elle est impliquée dans le Parc maritime de Saint-Laurent, en partenariat avec la municipalité et des citoyens engagés, comme elle l’a été dans un projet de stages de tennis locaux. M. Price préside par ailleurs le conseil d’administration du Musée des Augustines, récemment rouvert au public après une opération majeure de rajeunissement et de mise en valeur, une autre cause chère aux Price. Une bourse Anthony Price, du nom du père d’Evan, vient d’être créée à la faculté de droit de l’Université Laval pour récompenser l’engagement international étudiant. La fondation a également collaboré au projet de réserve écologique de Conservation de la nature, à la Pointe d’Argentenay.

L’engagement personnel d’Evan Price va encore plus loin, toutefois. Déjà membre, notamment, du conseil d’administration du Musée des Beaux-Arts, du Musée des Augustines et du Royal 22e Régiment, dont le Centre de la famille, à Valcartier, œuvrera à l’accueil de réfugiés syriens, il s’est donné pour mission de susciter à Québec et au Québec des vocations de mécènes et de philanthropes. Il prononce des conférences qui démystifient ce type d’engagement, en démontrent les bienfaits concrets, et témoigne de la satisfaction personnelle que cela peut apporter. Et ça marche! Au terme d’une conférence de dix ou quinze minutes, il a déjà pu se réjouir de plusieurs nouvelles vocations.

M. Price raconte qu’il a lui-même été marqué jadis par les propos d’un conférencier qui affirmait que s’il est difficile, voire impossible, pour une seule personne de changer ce qui se passe dans le monde, on peut toujours faire une différence dans son milieu. Depuis, sa propre expérience lui démontre constamment la véracité de cette réflexion. Les besoins sont grands et les bonnes causes innombrables, partout, autour de nous; il suffit de choisir celle qui nous importe et nous touche et d’appuyer des gens qui peuvent la mener à bien. Pour Evan Price, l’association directe avec les acteurs du milieu est déterminante.

La seconde partie de son message s’énonce ainsi: «cessons de penser qu’il faut être très riche pour partager.» Le mécénat, c’est pour tout le monde. Les Pierre Lassonde − qui vient de faire cadeau de 10 millions de dollars au Musée des Beaux Arts de Québec pour son nouveau pavillon − ne veulent pas être seuls. Ils veulent être appuyés et soutenus par le milieu où ils agissent. Donnez 10$ ou 20$ ou 100$, donnez aussi de votre temps, de votre énergie, de votre créativité ou de vos talents de communicateur: le seul chiffre dont on ne devrait pas se contenter est «0».

Evan Price nous exhorte à ne pas rester dans les estrades en spectateurs du match de la vie. Tout acte d’appui, à la mesure de vos moyens, compte et fait une différence. Si vous vous investissez, d’autres le feront autour de vous et ceux qui ont des moyens financiers plus importants viendront vous appuyer. Quel beau message pour la nouvelle année, ne trouvez-vous pas? Cessons de penser que nous ne sommes pas à la hauteur de notre sollicitude et qu’il est impossible de changer les choses, parce que c’est faux.


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A propos de l'auteur

Isabelle Harnois

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