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À quand la réouverture de l’église de Saint-Jean?

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L’église de Saint-Jean est fermée depuis mars dernier. Pourquoi cette fermeture? Le bâtiment sera-t-il de nouveau accessible à la communauté? Et si oui, quand le sera-t-il? Pour répondre à ces questions, nous avons rencontré le président de l’assemblée de fabrique de la paroisse de la Sainte-Trinité-d’Orléans, M. Jean Vaillancourt.

Ce dernier nous explique d’abord que des bris dans la tuyauterie du système de chauffage survenus au tout début de l’année 2015 ont provoqué des dommages relativement importants à l’église: gondolements du plancher et dégâts aux lambris. Rappelons que l’enveloppe intérieure du bâtiment avait été l’objet d’une sérieuse cure de rafraichissement à la fin de 2012 (voir à ce sujet le reportage de Pierre Pruneau dans notre édition de décembre 2012). Un concours de circonstances, dont notamment l’exigüité et la configuration particulière du vide sanitaire sous les planchers, le grand froid qui régnait à ce moment-là et la volonté de ne pas priver l’église de chauffage pendant une période aussi froide, a fait en sorte que le colmatage définitif a été réalisé plusieurs jours après le premier constat de fuites. En mars, une entreprise spécialisée en sinistre appelée pour procéder à l’assèchement et à la stabilisation des lieux constate la présence de champignons. Pas nécessairement dangereux, nous dira M. Vaillancourt, mais «les personnes fréquentant l’église étant en général plus âgées et donc plus susceptibles d’être incommodées par les spores, nous avons choisi de fermer les lieux.»

Dans ce contexte de «dommages graduels», l’assureur a par la suite refusé d’assumer la couverture de ces dommages. Après avoir consulté des experts en sinistres et reçu un avis juridique, la fabrique a choisi de ne pas contester la décision de l’assureur. Mais elle a aussi pris la décision de restaurer les lieux et lancé un appel de soumissions auprès de firmes d’architectes. Celle retenue au terme de ce processus a pour mandat d’évaluer l’ampleur des dégâts, de préparer un devis pour les travaux de réfection, de gérer un appel d’offres pour la réalisation de ces travaux et d’assurer la surveillance du chantier. Au moment d’écrire ces lignes, la firme d’architecte venait tout juste d’être sélectionnée. Le devis préparé devra évidemment être approuvé par la fabrique, par l’archevêché de Québec et par le ministère de la Culture et des Communications (MCCQ). M. Vaillancourt nous dit avoir bon espoir de pouvoir bénéficier de l’aide financière du Conseil du patrimoine religieux du Québec. L’organisme gère en effet un fonds qui permet notamment de soutenir les travaux requis aux «bâtiments [patrimoniaux]ayant subi des dommages à la suite d’infiltrations [ayant affecté]les composantes architecturales intérieures, soit les plâtres, les ornementations, les faux finis et moulurations, ainsi que les planchers, les escaliers, les balustrades et les biens mobiliers.» On estime le coût des travaux à plus de 100 000 dollars.

Une rencontre avec les citoyens en vue de les informer des derniers avancements du dossier est prévue au début du mois de mars 2016.

Si tout va bien, «et si Dieu le veut», l’église devrait être à nouveau être ouverte à la fin de l’année.


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A propos de l'auteur

Normand Gagnon

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