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Samedi soir, on danse

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Samedi 16 avril 2016. Au sous-sol de l’église de Saint-Pierre-de-l’Île-d’Orléans, c’est la soirée de danse. Une centaine de personnes sont arrivées tôt pour la veillée comme elles le font toutes les fins de semaine de l’année. Bien que la danse ne débute qu’à 19 h 30, on s’accorde un temps pour fraterniser. Avant les premières notes de l’orchestre, sous la direction de Denis Gravel, les fidèles danseurs se sont alignés sur la piste, avec une hâte perceptible. Et hop! C’est parti! La plupart d’entre eux danseront presque sans arrêt jusqu’à 23 h 30.

Les amateurs de ces danses viennent surtout de l’extérieur de l’île. Certains sont de Ville Vanier, Charlesbourg, Beauport, Côte-de-Beaupré, Sainte-Anne-de-Beaupré, Sainte-Hénédine, Saint-Nicolas, Québec. Il faut les voir tout endimanchés et heureux. Les dames ont revêtu leur tenue de soirée et leurs jolis souliers à talons hauts parfois ornés de brillants. Les messieurs ont fière allure. Comment ne pas être émerveillé par leur agilité alors qu’ils font leurs pas de danse avec autant de rythme et d’harmonie! C’est extraordinaire cette souplesse et cette précision dans l’exécution de leurs danses canadiennes, sociales et en ligne, surtout qu’ils ont entre 70 et 90 ans. Certains parmi eux viennent s’y divertir depuis au-delà de 35 ans.

Gravel, musicien de Château-Richer, chante, câle les danses carrées, joue de la guitare et du piano. Il est accompagné de trois autres musiciens: Ginette Bourget à la guitare et au piano, Pierre Fecteau et Jean-Louis Picard à l’accordéon. Plusieurs des «fans» de ces danses du samedi soir disent: «C’est le meilleur orchestre à Québec.»

La danse, un remède
Il n’y a pas que la qualité de la musique qui attire les danseurs. Pour plusieurs, c’est l’occasion idéale pour faire de l’exercice et c’est bon pour la mémoire. D’autres disent: «On se fait des amis, on est une grande famille, on a du plaisir, on rencontre du monde.» «C’est familial ici, même si on n’est pas parent, on se connait tous», dit un résident de l’île âgé de 84 ans. «C’est mon hygiène mentale», affirme une dame.

Pour 10$, prix d’entrée à cette soirée, ils sont tous ravis des bienfaits qu’ils en retirent. Leur joie est contagieuse et leur accueil des plus chaleureux. Quand on s’approche d’eux, on devient des cousines et des cousins qu’on invite à danser et qu’on fait entrer dans la famille.

Gravel espère que les générations futures perpétueront cette tradition de la danse du samedi soir. Il assure toutes les personnes intéressées à y venir qu’on saura leur faire une place et qu’ils apprendront facilement les pas, car, lors de ces soirées, les danseurs transmettent généreusement leur savoir.

Les Galas à Denis
À compter du dimanche 18 septembre, de 12 h 30 à 17 h 30, et par la suite à chaque 3e dimanche des mois subséquents, M. Gravel tiendra des galas musicaux auxquels peut participer tout amateur de musique. Il n’est pas nécessaire de s’inscrire, il suffit d’avoir du talent comme chanteur ou musicien et de se présenter au sous-sol de l’église de Saint-Pierre.

Pour information: Denis Gravel, 418 824-3434.

(Photo : philippe)


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A propos de l'auteur

Nicole Bédard

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