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Chantale Cormier: une histoire d’amour avec l’île d’Orléans

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La MRC de L’Île-d’Orléans a un visage et une voix: je les ai rencontrés en la personne de madame Chantale Cormier, directrice générale et, pourrions-nous ajouter, gardienne du fort et capitaine du bateau.

Chantale Cormier est née à Montréal et a été élevée à Québec. Elle a commencé à travailler à l’auberge La Goéliche en 1990 où elle a côtoyé Mme Andrée Marchand qui allait devenir, elle aussi, un pilier du développement économique de l’île par l’agrotourisme, aujourd’hui notre carte maîtresse. Interrogée par Autour de l’île, Andrée Marchand nous parle avec estime et affection de cette insulaire d’adoption: outre sa grande intelligence, sa rigueur et son sens de l’organisation, elle nous décrit son talent pour la diplomatie, son goût d’une vie harmonieuse, tant sur le plan personnel que professionnel et son assurance calme et souriante.

Il y a maintenant 24 ans que Chantale Cormier habite sur l’île, pour son grand bonheur et le nôtre. En effet, Mme Cormier a présidé aux destinées du défunt CLD, à titre de directrice générale, de 1998, soit à ses tout débuts, jusqu’en 2015. Elle a d’abord été la seule employée de l’organisme, ce qui lui a permis de bâtir graduellement toute une équipe de professionnels qui, à leur tour, ont développé une expertise à l’égard des différents mandats des CLD. Fait à noter, Mme Cormier a cumulé pendant sept ans les fonctions de DG de la MRC et du CLD auxquelles se sont ajoutées pendant plusieurs années celles de directrice, puis de présidente de Musique de chambre à Sainte-Pétronille, tout en élevant ses deux filles. Ah oui! Étant maman de deux enfants fréquentant le CPE Les Lucioles, elle s’est aussi impliquée dans sa gestion… Ainsi, Chantale Cormier s’occupe de gestion sur l’île depuis 26 ans. Lorsqu’on lui demande où elle se voit dans cinq ans. Eh bien! Elle répond qu’elle espère être exactement à la même place!

Étant impliquée depuis le début dans un organisme vital à notre développement économique, Chantale Cormier a ainsi pu travailler et, compte tenu de sa personnalité engageante, créer des liens, avec un grand nombre d’acteurs dans l’univers de l’agrotourisme et de l’entreprenariat sur l’île, c’est-à-dire avec à peu près tout le monde. Elle nous raconte que si le milieu du développement touristique a tout de suite profité des services de soutien offerts par le CLD – à la promotion, l’accueil, aux circuits de découverte et à la mise en valeur − le milieu agricole proprement dit a été plus long à y avoir recours. Fin 2015, lorsque le CLD a cessé ses activités, cette partie était gagnée. Rappelons à cet égard que deux fonds principaux étaient gérés obligatoirement par les CLD, soit le fonds Jeunes promoteurs, qui a pu soutenir de jeunes agriculteurs dans l’acquisition ou le démarrage de nouvelles fermes, et le fonds Développement et consolidation des entreprises d’économie sociale. On comprend alors que le CLD ait été activement impliqué tant dans l’évolution du journal Autour de l’île, que des projets comme la restauration du Manoir Mauvide-Genest et l’aide à l’acquisition d’équipements culturels, par exemple des estrades démontables et une scène ajustable (pour la saison 2017) au Nouveau Théâtre de l’île, pour ne nommer que ceux-là.

Quand le gouvernement québécois a annoncé son intention d’abolir les CLD, ce ne fut pas une bonne nouvelle pour Chantale Cormier. Notre CLD, comme notre MRC d’ailleurs, comptant parmi les plus petits en taille, se trouvait, par comparaison, parmi les plus performants. Son équipe avait développé une solide expertise et était appréciée du milieu. Après une période de flottement, craignant que l’on sacrifie le talent et l’expertise acquise, Chantale Cormier a pris le taureau par les cornes. Elle a présenté au conseil des maires une proposition fondée sur le principe de «fusion d’organismes apparentés» qui permettait de transférer le personnel du CLD à la MRC, proposition qui a finalement été adoptée. Cette opération de transfert a mené à l’intégration des mandats de gestion des fonds du CLD au comité d’experts en développement économique de la MRC. Ce comité comprenant cinq membres impliqués dans le milieu et deux maires est présidé maintenant par Mme Natacha Bouchard, propriétaire du Camping Orléans. Chantale Cormier est persuadée que nous ne perdons pas au change, ce qui, venant d’elle, est très convaincant.

Chantale Cormier met ses qualités de gestionnaire et son amour pour l’île au service de presque toutes les causes qui tiennent à cœur aux résidents et aux amis de l’île d’Orléans. Elle est impliquée dans tous les dossiers: étude paysagère, entrée de l’île, cyclotourisme, etc. Elle nous décrit son style de gestion comme étant celui des petits pas. Selon elle, aucun changement ne peut se faire harmonieusement et donner des résultats bénéfiques s’il est imposé trop brusquement et plus rapidement que le milieu n’évolue. À ceux qui prétendent que la MRC bouge lentement, elle répond qu’une administration ne peut bouger plus rapidement que ses partenaires. Autonomes, les gens de l’île sont habitués, selon elle, à trouver leurs propres solutions aux problèmes uniques à leur territoire et à leur milieu. Elle nous dit d’ailleurs que notre MRC serait une de celles qui réussissent à mettre le plus de services en commun.

Les talents de gestionnaires de Chantale Cormier sont reconnus au-delà de l’île d’Orléans. C’est une preuve de son amour pour l’île et de son bonheur à y vivre qu’elle entend bien continuer à travailler à sa prospérité, comme elle le fait depuis plus de 26 ans.


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A propos de l'auteur

Isabelle Harnois

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