Résultats de la chasse en 2017

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Si on se fie aux banques de données du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, 39 cerfs furent récoltés l’automne passé ainsi que sept orignaux. La chasse de 2016 s’était soldée par 25 cerfs et cinq orignaux.

Je suis très sceptique quant au nombre 39 de l’automne dernier. La rumeur court que certains chasseurs de l’extérieur en enregistrent à l’île, chaque année. Je crois que le chiffre 20 serait plus juste.

Je vous avais parlé l’an passé des oiseaux qu’on ne voit presque plus. À la suite de plusieurs recherches, je suis en mesure, cette fois-ci, d’être beaucoup plus précis. Il s’agit d’abord d’environ 40 espèces d’oiseaux des champs et de quelques espèces d’oiseaux des forêts. Les plus connus sont les moineaux, les étourneaux, les cardinaux, les pics, les geais, les plectrophanes, les hirondelles, etc. Ces oiseaux sont essentiellement granivores ou insectivores. Toutes les autres espèces, comme les charognards ou les oiseaux aquatiques de proies, ne semblent pas être affectées.

La cause première de la diminution drastique de leur nombre est, selon moi, l’infertilité de leur œufs causée par leur alimentation. Précision que l’on parle de régions ou l’agriculture intensive est pratiquée. On utilise donc des insecticides qui ne sont pas tous dommageables aux oiseaux, mais comme 70% des semences dans le monde sont contrôlés par cinq multinationales, la plupart des produits de pulvérisation sont aussi sous la férule de ces mêmes compagnies. Le problème devient donc quasi-universel.

Mais on peut se demander comment il se fait que seul un nombre très limité réussit à se reproduire? Par nombre très limité, je veux dire que dans un microcosme comme l’île, c’est probablement 1%. C’est qu’ils s’alimentent dans des terres en friches ou dans des mangeoires. À titre d’exemple, durant tout l’été passé, je n’ai vu en tout que cinq étourneaux au lieu de milliers comme c’était le cas auparavant. Tout cela affecte-t-il d’autres espèces? Je pense que oui, car à l’île, des chauves-souris, des lucioles, des batraciens et des couleuvres ne semblent plus exister.

Il se fait beaucoup de recherches pour en venir à remplacer les produits d’arrosage actuels. Je n’ai personnellement aucune connaissance en ce domaine. Je demande donc à un ou plusieurs lecteurs de venir nous éclairer sur le sujet dans les prochaines parutions du journal.

Rémi Bolduc


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Un commentaire

  1. Concernant votre opinion sur le nombre de cerf enregistré sur l’ile pour la période de chasse 2017, il est facile pour les agents de la faune de faire une vérification pour une fausse déclaration.

    Étant des terres privées, les propriétaires de ces terres qui sont eux mêmes chasseurs ou non chasseurs connaissent en principe ceux qui fréquente leurs terres en période de chasse.

    Par une petite enquête, les agents de la faune peuvent facilement vérifier si cet individu qui a enregistré une bête sur une terre privée est connu du propriétaire. Si le propriétaire ne connait pas ou n’a pas donner l’autorisation de chasse à cet individu…cet individu se retrouve donc un peu beaucoup dans le trouble.

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