Caroline Simard, députée sortante et candidate pour le Parti libéral du Québec

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Native et résidente de Charlevoix, je suis diplômée universitaire en rédaction française et communication. Conseillère en recherche marketing, j’ai contribué, entre autres, au développement de l’industrie des croisières internationales au Québec. À mon compte, de°2006 à°2014, j’ai réalisé de nombreuses études sur des sujets tout aussi variés que ceux sur lesquels j’ai été appelée à intervenir et à défendre en tant que députée.

Q.1 − Le pont de l’île est maintenant en fin de vie. Parallèlement, il y a présentement un débat d’idées quant au projet d’un 3e lien reliant Québec et Lévis. Quels sont vos échéanciers et objectifs en matière de mobilité pour l’île d’Orléans?

Le dossier de la mobilité est prioritaire. L’annonce de la construction d’un nouveau pont constituait l’un de mes engagements électoraux en°2014. Cet engagement, réalisé en décembre°2015, a permis de confirmer qu’il s’agirait d’un pont à haubans dont la mise en service demeure prévue en°2024, malgré certains retards en raison de difficultés rencontrées dans l’octroi de contrats. D’ici le remplacement du pont, le ministère réalisera tous les travaux nécessaires afin d’assurer des déplacements efficaces et sécuritaires entre l’île d’Orléans et Québec. Il a d’ailleurs procédé à une inspection générale du pont actuel à l’été°2018.

Pour ce qui est du 3e°lien, j’ai toujours défendu l’idée que ce projet ne doit en aucune façon freiner la construction du nouveau pont. Il s’agit de deux dossiers différents et j’ai l’assurance que cela restera ainsi. Comme je l’ai exprimé publiquement, j’espère que le scénario retenu par les experts soit celui qui confirme un 3e°lien à l’est. Je continuerai à suivre de près les travaux du bureau de projet selon qui le seul échéancier fiable et réaliste consiste à débuter les travaux en°2026.

Le premier ministre et moi-même nous sommes engagés plus tôt cette année à protéger le territoire patrimonial de l’île d’Orléans lors de toute décision portant sur la mobilité. Nous avons également pris l’engagement que sous un prochain gouvernement libéral les transports en commun seraient gratuits pour les étudiants à temps plein et les personnes aînées (PLUMobile). Nous travaillerons aussi à bonifier les services de transport en commun et collectif sur les territoires de l’île d’Orléans et de la Côte-de-Beaupré afin de faciliter les déplacements de la population.

Q.2 − Quelle est votre position concernant le site patrimonial qu’est l’île d’Orléans et sa gestion en lien avec le plan de conservation du ministère de la Culture et des Communications?

Ma position est claire. Dès le début de la campagne électorale, j’ai pris l’engagement ferme de continuer à protéger le territoire patrimonial de l’île d’Orléans en tenant compte des préoccupations de ses résidents. J’ai d’ailleurs été la première à le faire.

Comme députée, je suis intervenue à chaque occasion qui se présentait pour demander la bonification du plan de conservation et pour défendre vos intérêts. Durant l’été, nous avons réussi à faire renverser les décisions prises dans certains dossiers, dont la démolition d’une résidence ayant été détruite. J’avais bon espoir d’obtenir des réponses favorables dans le cadre de discussions en cours. Je le suis toujours aujourd’hui.

En août, j’ai annoncé aux élus qu’un plan de communication doit être mis en place cet automne pour établir un canal de communication efficace. J’ai aussi formulé par écrit une demande d’avancement prioritaire afin que le ministère veille à bien remplir sa mission et qu’il laisse l’aménagement du territoire et l’ethnologie aux autorités compétentes.

Au lendemain d’une réélection, je m’engage à poursuivre ma collaboration avec le milieu et à maintenir mes représentations pour qu’il n’y ait plus de décisions contradictoires entre deux ministères venant freiner ou empêcher la réalisation d’un projet. Je m’engage à poursuivre les discussions avec le ministère afin qu’il envisage l’utilisation de matériaux d’aujourd’hui donnant un aspect visuel identique à celui des matériaux d’origine, considérant qu’ils réduisent l’empreinte écologique et qu’ils sont plus durables et économiques. Je m’engage à continuer à faire pression pour que les délais de traitement des autorisations de travaux diminuent encore. J’entends également demeurer à l’affût de la possibilité d’un transfert de responsabilité vers la MRC. Enfin, je m’engage à ce que le plan de conservation respecte notre volonté commune de protéger l’île d’Orléans, sans toutefois compromettre l’accès et le maintien à la propriété ainsi que le développement de l’île.

Q.3 − Lequel de vos engagements aura le plus grand impact sur la vie des gens de l’île d’Orléans?

Comme députée, j’ai toujours placé le citoyen au cœur de mes actions. C’est avec cette conviction que j’espère poursuivre mes représentations auprès du ministère de la Culture et des Communications afin qu’il considère réellement le résident de l’île d’Orléans comme un allié dans la défense et la préservation du territoire. Je m’attends à ce qu’il reconnaisse l’île d’Orléans comme un site patrimonial unique au Québec qui ne peut être soumis aux mêmes critères que ceux applicables dans tout autre site patrimonial déclaré. Je m’engage à ce que cette reconnaissance du territoire et de ses réalités conduise à des allègements qui auront un impact dans la vie de tous les jours des résidents et sur le dynamisme de chaque municipalité.


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A propos de l'auteur

Sylvain Delisle

Concepteur et administrateur du site web depuis sa création, Sylvain est devenu rédacteur en chef en juillet 2014

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