Jessica Crossan, candidate pour Québec solidaire

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Jessica Crossan enseigne la sociologie depuis 10 ans au Centre d’études collégiales en Charlevoix. Elle y a donné une douzaine de cours différents, dont la sociologie de la santé et de la famille, l’altermondialisme, le développement durable et plusieurs autres. Fervente d’une pédagogie toujours renouvelée, elle tente de développer chez ses étudiantes et étudiants l’ouverture sur le monde et l’intérêt pour la participation citoyenne. Parlant français, anglais et espagnol, elle a voyagé au Pérou, aux États-Unis, en Écosse, en France et en Espagne et a accompagné plusieurs groupes de stagiaires au Nicaragua. Depuis quelques années, elle s’implique à titre de coprésidente de l’Association des professeures et professeurs de sociologie des collèges.

Militante au sein de Québec solidaire depuis plus d’une décennie, elle désire faire de la politique autrement en ramenant plusieurs questions essentielles au cœur du débat public, que ce soit une vision plus globale de la santé de la population, la nécessité d’une transition énergétique comprise comme une priorité, l’importance d’un système d’éducation développé grâce à une plus grande écoute des besoins des milieux éducatifs, une revalorisation des métiers reliés à l’agriculture ou encore la diminution des écarts de richesse. Jessica Crossan a à cœur de s’investir dans Charlevoix, sur la Côte-de-Beaupré et à l’île d’Orléans afin de faire valoir les différentes priorités de cette grande et belle circonscription.

Q.1 −  Le pont de l’île est maintenant en fin de vie. Parallèlement, il y a présentement un débat d’idées quant au projet d’un 3e lien reliant Québec et Lévis. Quels sont vos échéanciers et objectifs en matière de mobilité pour l’île d’Orléans?

Au XXIe siècle, la mobilité des citoyens est un enjeu qui doit être traité avec un regard neuf. Les experts sont unanimes: construire plus d’autoroutes = plus de congestion. Ce n’est qu’une question de temps (quatre à cinq ans). L’idée de construire un 3e lien est non seulement absurde, car les études du MTQ démontrent que les principaux usagers des ponts résident et travaillent près des ponts et ne feront donc pas un détour par l’île, mais surtout, au-delà du coût exorbitant, il contribuerait à la dégradation de l’environnement et des paysages dans un secteur qui protège son patrimoine culturel depuis 40 ans. Dans un premier mandat, QS miserait sur l’amélioration de la circulation entre les villages de l’île et Québec en instaurant un système de transport en commun efficace, abordable et connecté au futur réseau de tramway et de bus rapides de la Capitale-Nationale. La construction d’un pont neuf serait engagée pour assurer la fluidité et l’accessibilité de l’île aux résidents et aux travailleurs.

Q.2 – Quelle est votre position concernant le site patrimonial qu’est l’île d’Orléans et sa gestion en lien avec le plan de conservation du ministère de la Culture et des Communications?

La protection du patrimoine de l’île d’Orléans adoptée en 1970 et élargie en 2012 à tout le territoire et à ses manifestations culturelles a permis de conserver, mettre en valeur et enrichir ce qui est son âme et son histoire. C’est un héritage qui est en perpétuel devenir et qui fait la fierté de ses habitants. On le sent dans le paysage agricole, ses produits du terroir, ses bâtiments, son dynamisme culturel, son artisanat, ses savoir-faire et sa qualité de vie. Mais le patrimoine est un trésor qui appartient à ceux qui le vivent. Pour renforcer le rôle des citoyens dans la protection et la mise en valeur de ce trésor, QS propose de donner aux municipalités et aux MRC des pouvoirs et des ressources fiscales pour adopter des outils de démocratie participative qui impliquent les citoyens dans la gestion de leur patrimoine. Cela permettrait, par exemple, de simplifier les règlements touchant la rénovation des bâtiments et de mettre en place des programmes de subvention mieux adaptés aux réalités locales.

Q.3 – Lequel de vos engagements aura le plus grand impact sur la vie des gens de l’île d’Orléans?

Nos propositions sur la mobilité (construction d’un pont et implantation d’un système de transport en commun efficace et abordable) vont favoriser la mobilité intermunicipalités et avec la région de la Capitale tout en préservant la qualité de l’environnement et le patrimoine. Cela permettra de stimuler le développement d’une agriculture de proximité à la hauteur de sa réputation, de développer le tourisme culturel via l’utilisation du transport en commun ce qui aura un effet sur la réduction de la congestion automobile et rendra plus fiable l’accès aux services de santé et d’éducation tant sur l’île que dans la Capitale-Nationale. Au total, c’est l’avenir et la qualité de vie qui seront gagnants.


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A propos de l'auteur

Sylvain Delisle

Concepteur et administrateur du site web depuis sa création, Sylvain est devenu rédacteur en chef en juillet 2014

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