

Samedi matin dernier, un jeune rorqual, le plus petit représentant de l’espèce baleine à fanon, a été découvert échoué et mort sur les berges de Saint-Laurent, près de la Côte Saint-Patrice. Les personnes qui l’ont découvert ont aussitôt alerté les autorités qui à leur tour en ont informé le Réseau québécois d’urgences pour les mammifères marins, responsable, entre autres, d’organiser les mesures de secours lorsqu’un de ces animaux est en détresse ou de faire appliquer le protocole prévu en cas de décès.
Madame Véronik de la Chenelière, porte parole du Réseau, explique qu’il n’est pas courant qu’un rorqual remonte le fleuve au-dela des eaux salines. « C’était un jeune mâle, pas un adulte. Il mesurait 4,6 mètres de longueur. A-t-il été frappé par un bateau ? Possible, mais on ne peut l’affirmer ; l’examen de la carcasse, tout au moins le côté visible, ne montrait pas de blessure apparente. Peut-être a-t-il simplement été désorienté par les forts vents et courants ce qui auraient pu engendrer chez lui une erreur de navigation. Peut-être était-il déjà malade », nous explique-t-elle. Comme le veut le protocole dans de tels cas, des échantillons de tissus ont été prélevés pour fins d’études mais la carcasse n’a pas été conservée puisqu’il ne s’agit pas d’une espèce en péril. C’est M. Marc Toulouse, employé de la municipalité de Saint-Laurent, qui a eu la tâche d’organiser l’enlèvement. « On a utilisé une pépine pour charger la carcasse sur un camion dix roues et on l’a transporté vers le site d’enfouissement de Saint-Tite-des-Caps », nous a-t-il dit. « Ça nous a descendu les épaules », a-t-il ajouté, faisant référence à l’odeur.
Selon Mme de la Chenelière, le Réseau reçoit chaque année plusieurs centaines d’appels signalant des mammifères marins en difficulté, essentiellement des phoques et des baleines. Elle insiste pour rappeler que la chose à faire, dans de tels cas, est de communiquer aussitôt avec le Réseau québécois d’urgences pour les mammifères marins au 1 877 722 5346 ; cet organisme dispose des ressources et de l’expertise nécessaire pour prendre les mesures les plus appropriées à toute situation. Surtout, dit-elle, ne pas essayer d’approcher ou de toucher l’animal, ce qui pourrait aggraver sa détresse.
Dans la prochaine édition du journal, distribué le 23 juillet prochain, nous donnerons plus de détails.


