Cercle de fermières de Saint-Laurent – Une belle histoire à vous raconter (partie 2)

La première réunion des membres du Cercle de fermières de Saint-Laurent-de-l’Île-d’Orléans s’est tenue le 14 août 1941, à la salle paroissiale. Le curé prit alors la parole pour donner des conseils précieux en insistant sur le fait que «les dames doivent faire rayonner leurs connaissances pratiques et avoir confiance en leurs capacités, de manière à bannir cette assertion fausse que l’on entend souvent: je ne suis pas capable.»

Il y eut d’abord une première démonstration par Gabrielle Bouffard pour expliquer en théorie et en pratique les méthodes d’exécution pour un tricot de fantaisie. Ensuite, des informations par Mme Paul Chabot sur la mise en conserve des légumes. Aussi, des conseils par une infirmière, garde Moisan, sur l’hygiène, les maladies contagieuses, la pharmacie familiale, etc.

Les arts textiles servaient à la réalisation de pièces utilitaires pour les membres, comme des catalognes, des tentures, des couvre-lits, des tapis. On peut dire que nos pionnières connaissaient très bien l’art de la récupération puisqu’elles donnaient une deuxième vie aux vieux draps, chandails, chemises et autres. Il y avait aussi beaucoup de broderie pour embellir les nappes et les linges à vaisselle.

Pour réaliser ce travail, elles devaient réserver un métier à tisser qu’elles démontaient et remontaient dans leur maison. Cinq à six autres fermières venaient ensuite en renfort pour ourdir: quatre pour tenir la couette en arrière, une qui roulait et une qui surveillait, pour tisser environ douze à treize catalognes. Le métier était remonté deux à trois fois par hiver. C’était très intensif comme travail puisque la réservation était pour une période d’environ trois semaines. Le métier était ensuite démonté et retourné à la suivante sur la liste.

Le Cercle a permis aux fermières de sortir de la maison et de se rencontrer entre femmes pour tisser ensemble, échanger des recettes et autres conseils, s’entraider, particulièrement lorsque certaines étaient plus pauvres.

Les fermières ont longtemps préparé les réceptions, entre autres, après les funérailles, pendant la période des Fêtes, à l’assemblée annuelle de la Caisse Desjardins et lors de certaines manifestations liturgiques.

Ces femmes étaient des femmes de cœur et leur action bénévole était sans limites.

À suivre le mois prochain…

Diane Paradis

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