Côtoyant depuis cinq ans sa demi-sœur Mia, qui est atteinte du syndrome de Rett, Mégan Faucher, de Saint-Pierre-de-l’Île-d’Orléans, a organisé une activité de financement originale qui a permis d’amasser 3 134 $ au profit d’Opération Enfant Soleil (OES).
Finissante à l’école secondaire La Courvilloise, à Beauport, l’élève de 17 ans devait réaliser un projet personnel, cette année, dans le cadre du programme d’éducation internationale. Comme elle travaille depuis deux ans comme chef d’équipe à La Bûche Glacée, tout près de l’école, Mégan a demandé à ses patrons, Sara-Jeanne Bouchard et Philippe Larouche, si elle pouvait y organiser une collecte de fonds, même si le commerce est fermé l’hiver.
« Lorsque je leur ai expliqué la maladie de ma demi-sœur, ils ont accepté tout de suite et m’ont donné leur appui, car il s’agissait d’une bonne cause », a commenté Mégan Faucher, au lendemain de l’activité de financement qui s’est déroulée durant huit heures, le 22 décembre.
Reconnaissante envers ses patrons et ses collègues de travail qui ont contribué à titre bénévole à la cause, la dynamique insulaire a été agréablement surprise du résultat de la journée « crème glacée ». En effet, elle s’était fixé un modeste objectif de 500 $, mais après seulement deux heures, la somme était atteinte.
« Je ne sais pas combien de gens sont venus nous encourager. Le défi était de trouver une clientèle en hiver, peu avant Noël. Je sais que nous avons répondu à 143 commandes de crème glacée pour un montant de 1 090$. Le reste de la somme recueillie provient de dons laissés dans de petites tirelires installées dans l’établissement », a précisé Mégan Faucher.
Pompier volontaire à Saint-Pierre-de-l’Île-d’Orléans, le père de Mégan, Steve Faucher, a eu une belle surprise puisque ses collègues sont venus porter 200 $ pour la cause.
Maladie génétique rare
Mia est âgée de 6 ans et souffre du syndrome de Rett, une maladie génétique rare qui se développe chez le très jeune enfant, principalement les filles, et provoque un handicap mental et des atteintes motrices sévères. Il s’agit de la première cause de polyhandicap d’origine génétique chez les filles.
« Je ne prends pas ma demi-sœur en pitié. J’essaie de communiquer avec elle et d’avoir du plaisir. Elle me reconnaît juste par le regard. Elle comprend ce qu’on lui dit. C’est pour cette raison que j’ai choisi OES pour mon projet personnel », a confié Mégan qui entend justement se diriger vers une carrière en lien avec les soins de santé.
Elle amorcera dès l’automne prochain des études collégiales en soins infirmiers au Cégep Limoilou pour ensuite obtenir un baccalauréat et une maîtrise en sciences infirmières à l’Université Laval afin de devenir une super infirmière.
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