Agriculture et tourisme constituent deux fleurons de l’activité économique de l’île d’Orléans. Consciente de cette réalité, Émilie Foster a consacré beaucoup de temps et d’énergie au cours du dernier mois à faciliter le plus possible l’après-crise pour les producteurs agricoles et les attraits touristiques orléanais.
La députée de Charlevoix-Côte-de-Beaupré a notamment organisé une rencontre virtuelle, le 8 mai, entre le préfet et la directrice générale de la MRC de L’Île-d’Orléans, Harold Noël et Chantale Cormier, la vice-première ministre et ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale, Geneviève Guilbault, et elle-même.
« Mme Guilbault et moi voulions nous assurer de voir comment la situation allait à l’île d’Orléans et jaser des préoccupations de la population, mais aussi de ce qui s’en vient », a commenté Mme Foster.
En ce qui concerne l’agriculture, la députée caquiste affirme que le gouvernement de François Legault mettra en place des programmes adaptés pour venir en aide aux producteurs agricoles.
« C’est sûr qu’on va être là pour eux. Notre premier ministre vise l’autosuffisance alimentaire et ça passe par nos agriculteurs », a mentionné Émilie Foster.
Côté tourisme, la députée attend la présentation par la ministre du Tourisme, Caroline Proulx, du plan d’action qui sera dévoilé très bientôt.
« La ministre est claire. Ce sera une saison touristique misant sur l’intra-Québec. Nous allons encourager les gens à s’approprier leurs attraits. Je suis très souvent en contact avec la ministre et son cabinet pour lui rappeler l’importance de l’industrie touristique à l’île d’Orléans », a déclaré Mme Foster.
Suivi de dossiers
La députée a tenu à souligner que ce n’est pas parce que le Québec a été mis sur pause qu’elle a arrêté son travail.
« Je continue à travailler sur le dossier du pont. J’ai pris part, avec le directeur du projet, Frédéric Pellerin, à des rencontres sur l’évolution de la situation et sur la démarche d’appel d’offres qui s’effectuera bientôt », a commenté la députée.
Le pont à haubans comptera deux voies, des accotements et une piste multifonctionnelle. Il n’y aura pas de dépassement de coût. Situé à environ 120 mètres à l’ouest du pont actuel, le futur pont de 2,1 km devait coûter 400 millions $, selon les estimations de 2015.
Actuellement, trois équipes élaborent chacune une proposition d’un concept unique. Cet été, ces trois propositions seront évaluées par un comité d’experts qui retiendra le meilleur concept. C’est sur cette base que sera conçu le futur pont. En parallèle, la réalisation de l’étude d’impact sur l’environnement se poursuit.
En moyenne, près de 12 000 véhicules empruntent le pont chaque jour et ce nombre augmente à 15 000 pendant l’été. Mis en service en 1935, le pont, nommé Alexandre-Taschereau puis pont de l’Île-d’Orléans en 1977, ne répond pas aux exigences actuelles (voies étroites, accotements inexistants, limites de charge, etc.) et arrive à la fin de sa vie utile.
Mme Foster porte une attention particulière à la table de concertation qui a été créée dans le cadre du Plan de conservation du patrimoine de l’île d’Orléans.
« La table de concertation a tenu sa première rencontre en mode virtuel le 30 avril. La rencontre s’est bien passée, mais n’a pas permis de couvrir l’ensemble des points à l’ordre du jour. Deux rencontres ont eu lieu par la suite, soit les 1er et 2 juin », a-t-elle précisé.


