Comment Sidney Crosby a changé le hockey
Publié aux Éditions Québec Amérique, ce livre de Gare Joyce est traduit par Nicolas Jodot. Tous les amateurs de hockey et de sport professionnel apprécieront certainement cet ouvrage passionnant sur ce joueur vedette dont l’arrivée, en 2005, a marqué un profond changement dans l’histoire du hockey. En effet, Sidney Crosby a battu, cette année-là, le record de Mario Lemieux pour le nombre de points obtenus pendant son année de repêchage. Par ses efforts pour suivre le rythme du joueur vedette, le sport s’est transformé. La rapidité et l’adresse s’y sont imposées. Désormais, on marquait au hockey plus de buts mémorables, tandis que les bagarres se faisaient moins fréquentes.
Sidney Crosby s’est épanoui dans le sport qu’il affectionne : trois coupes Stanley, deux médailles d’or olympiques, une coupe du monde et suffisamment de trophées pour remplir un camion. Gare Joyce ne raconte pas seulement l’histoire d’un talent unique dans sa génération et qui a révolutionné le hockey ; il met également en lumière des questions cruciales sur la façon dont le hockey est pratiqué de nos jours et jette sur les bagarres et les commotions cérébrales un regard éclairé par leurs conséquences sur l’étoile la plus brillante du sport. Tout en ayant inventé un sport plus rapide, Sidney Crosby a subi, lors de sa meilleure année en carrière, une commotion cérébrale qui l’a contraint à manquer l’équivalent, en matchs, de plus d’une saison. Avec une narration trépidante et débordante d’informations, Gare Joyce brosse le portrait d’un athlète qui nous présente le meilleur du hockey.
L’état sauvage
Publié aux Éditions Druide, L’état sauvage est un roman de Pierre Ouellet. Par la puissance des mots, de leurs enchaînements formant image et impressions, Pierre Ouellet met en scène les tribulations de trois personnages durant leur adolescence. Trois grands enfants s’enfoncent dans la forêt en suivant la rivière Montmorency qui fut leur terrain de jeu tout au long des années 1960. Ils cherchent la source qu’ils imaginent pure, unique, de ce grand cours d’eau auquel ils identifient le fil de leur vie.
Les rapports troubles de gémellité et d’amitié, d’amour et de haine jetteront les bases d’une nouvelle forme de vie commune, dont la sauvagerie des bois sera le modèle bien plus que l’urbanité des villes qu’ils ne cessent de fuir. Inspiré par tous les grands textes fondés sur l’expérience sauvage de la nature comme « enfance du monde », qu’ils proviennent d’auteurs sédentaires comme Jean Giono et Henri Bosco ou d’écrivains du voyage comme Joseph Conrad et Robert Louis Stevenson, le roman de Pierre Ouellet plonge les lecteurs et les lectrices dans les dédales de la forêt laurentienne et les profondeurs de l’expérience humaine.


