À 12 ans, Mathieu Bouchard a eu la piqûre du vélo de montagne. Trente ans plus tard, ce champion provincial 2020 chez les maîtres experts transmet sa passion à de jeunes insulaires après avoir créé le Club de vélo de montagne de l’île d’Orléans.
Constatant que les clubs de vélo de montagne sont loin et peu conviviaux, le sportif de Saint-Laurent a décidé de réunir un petit groupe de jeunes de 8 à 12 ans afin de s’adonner à ce populaire loisir dans des sentiers déjà existants dans des boisés de l’île d’Orléans.
« Au début, ce printemps, nous étions une dizaine, mais nous avons rapidement atteint 18 membres. J’ai divisé le groupe en deux, soit les plus jeunes (récréatif), et les plus vieux (compétitif). Nous effectuons trois sorties de 1 h 30 par semaine, dont une pour le volet compétitif le vendredi après-midi », a précisé celui qui dominait le classement provincial des 35-44 ans avant de se blesser, dernièrement, à Sherbrooke.
M. Bouchard ne se contente pas d’effectuer des randonnées avec les jeunes qui proviennent de Saint-Laurent, Sainte-Pétronille, Saint-Pierre et Saint-Jean ; il leur transmet aussi une foule de conseils.
« Je leur fais connaître le vélo, les trucs de course et des rudiments de la mécanique comme la réparation d’une crevaison. Ils découvrent aussi des coins de l’île d’Orléans », a ajouté Mathieu Bouchard en spécifiant que le club n’est pas officiel pour l’instant.
Du bénévolat exigeant
M. Bouchard se réjouit de l’engouement créé auprès des jeunes et des parents qui collaborent de temps à autre, mais il constate que de superviser seul le club accapare beaucoup de son temps.
« Comme je suis seul là-dedans, je consacre beaucoup d’heures, bénévolement, à cette activité : il suffit juste de penser aux trois sorties par semaine. Mais, quand je les entends rire et échanger sur le vélo de montagne, de les voir ainsi socialiser et avoir du plaisir, ça me fait oublier mon implication. Les jeunes sont très enthousiastes, car un seul d’entre eux a abandonné depuis les débuts du club », a souligné le cycliste.
En plus d’arpenter des sentiers à l’île, le club s’est rendu à Lac-Beauport, Charlesbourg et au Mont-Sainte-Anne afin de diversifier leurs activités qui prendront fin à la fête du Travail.


