La Chambre de commerce de l’île d’Orléans repart avec du sang neuf

Les gros nuages qui planaient sur la Chambre de commerce de l’île d’Orléans (CCIO) semblent avoir été dissipés par un vent d’espoir et de jeunesse, hier soir. L’élection de neuf nouveaux membres au conseil d’administration a confirmé la légalité de la CCIO qui compte maintenant 12 administrateurs, un de plus que le minimum exigé par la loi fédérale.

Ce revirement de situation est survenu lors de la 43e assemblée générale annuelle (AGA) qui a réuni 36 membres via visioconférence.

Se caractérisant par un virage jeunesse, le nouveau conseil d’administration de la CCIO est composé de Marc-André Bouchard (Les fines herbes par Daniel), Alain Boucher (Ferme Poulin-Turcotte), Marie-Ève Labbé et Noémie Labbé (Les Fromages de l’Isle d’Orléans), Jérôme Lajeunesse (Boulangerie Blouin), Marie-Ève Lajoie (Espace patrimonial Félix-Leclerc), Patrick Plante (Ferme Alain Plante), Andrée-Anne Poulin (Domaine Steinbach) et Marie-Christine Turcotte (Vignoble du Mitan).

Les trois administrateurs qui restaient avant l’AGA, soit Yves Blanchette et Sylvie Lavoie (Maison de l’île) ainsi que Marie Langlois (à titre personnel) complète le conseil d’administration.

« Yves, Marie et moi avons un élan de jeunesse en voyant les gens que nous avions approchés du 19 décembre au 8 février. On est redynamisé », a commenté Sylvie Lavoie au terme de la soirée de trois heures.

« La CCIO n’est plus moribonde », a lancé Yves Blanchette qui agissait comme secrétaire exécutif.

M. Blanchette a aussi proposé que l’assemblée retienne le maintien de la CCIO parmi quatre scénarios qu’il a présentés dans son plan d’action. Les trois autres options consistaient à intégrer la Chambre de commerce et d’industrie de Québec (CCIQ), créer une nouvelle structure et dissoudre complètement l’organisme.

« On se doit de donner une chance à la CCIO, surtout avec le mentorat proposé par la CCIQ », a souligné Marc-André Bouchard.

« Il ne faut pas laisser tomber la CCIO. Il faut aussi ne pas projeter une image qu’on ne s’entend pas », a affirmé le président de la Fondation François-Lamy, Conrad Gagnon.

« La culture de l’adversité, c’est malsain. Il faut beaucoup de transparence et se regarder dans les yeux. J’approuve d’aller de l’avant avec la jeunesse », a déclaré le président de l’UPA de l’Île d’Orléans, François Blouin.

De son côté, la préfète de la MRC de L’Île-d’Orléans, Lina Labbé, a soutenu qu’il fallait tourner la page.

« S’il y a des activités, je vais participer. Les temps difficiles ont apporté le meilleur », a-t-elle dit.

Après consultation avec la CCIQ, M. Blanchet a mentionné que les administrateurs de la CCIO devraient tenir des assemblées trimestrielles afin d’assurer une meilleure gestion et une transparence auprès des membres.

Une rencontre avec la CCIQ aura lieu le 25 février afin de préparer un sondage qui sera transmis aux commerçant de l’île.

La composition de l’exécutif sera connue ultérieurement.

Départ chaotique

L’assemblée générale a débuté de façon chaotique alors que des irrégularités plutôt rares lors d’un tel événement sont survenues.

Vincent Paris a demandé que son nom soit retiré du procès-verbal de l’AGA de l’an passé puisqu’il n’y avait pas assisté.

Les états financiers n’on pas été approuvés après que des membres aient contesté la gestion et la ventilation des chiffres. Un audit des états financiers sera effectué notamment au sujet de la plateforme Achat local qui présente un déficit de 55 000 $ au cours des 13 derniers mois, selon M. Blanchette.

Précédent

Début de la saison 2022 à la Fondation François-Lamy

Suivant

Nouveau pont de l’île d’Orléans – Début des travaux préparatoires ce printemps

Laisser un commentaire

En savoir plus sur Autour de l'île

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture