Chaque mois, et ce, tout au long de l’année, je vous fais découvrir un outil de la chalouperie Godbout. Ce mois-ci : les haches.
Il est intéressant de noter que la majorité des chaloupiers coupaient eux-mêmes le bois servant à la fabrication de leurs chaloupes ; différentes haches pouvaient être utilisées. Les charpentiers de navire européens et les chaloupiers connaissaient les meilleures périodes d’abattage des arbres.
« Des deux côtés de l’Atlantique, les charpentiers de navire s’entendent pour dire que la bonne période d’abattage pour la construction navale se situe au cours de l’hiver, de décembre à février, et de préférence lorsque la lune est en période de décroissance. C’est durant cette période que la sève est la plus pauvre en nutriments, ce qui facilite d’autant le séchage et la conservation du bois. »[1]
Hache à double tranchants (à gauche dans la photo), aussi appelée « grand hache ». Ce type de hache permettait aux travailleurs d’apporter au chantier une seule hache au lieu de deux lorsqu’ils allaient bûcher dans le bois. Cette hache possède un tranchant plus affûté que l’autre et, généralement, le côté obtus (moins coupant) sert à abattre les arbres alors que le côté aigu (plus coupant) a plusieurs utilités dont l’équarrissage du bois et la coupe des branches, des souches et des racines.
Hache à deux tranchants
Fabricant : inconnu.
Matériau : fer, manche en bois.
Date : XIXe siècle.
Technique : artisanale, forgée à la main.
Deux fonctions : outil servant à l’abattage des arbres et au dégrossissage du bois.
Hache (à droite dans la photo)
Fabricant : inconnu.
Matériau : fer, manche en bois.
Date : XIXe siècle.
Technique : artisanale, forgée à la main.
Fonction : outil servant à l’abattage des arbres.
Le mois prochain : la scie « à châssis ».
[1] Bibliographie
La construction navale, édité par la Société de la Goélette Grosse-Île, Québec, 23 p.
Michel DESGAGNÉS. Les goélettes de Charlevoix, Montréal, Leméac, 1977, 182 p.
Françoise DUBÉ, Bernard GENEST. La chalouperie Godbout, Dossier no 19, ministère de la Culture et des Communications, Direction générale du Patrimoine, Service de l’Inventaire des biens culturels, Bibliothèque nationale du Québec, 1976, 169 p.


