Michel Picard un Griffin à jamais

L’Orléanais Michel Picard est passé par toute la gamme des émotions lorsque son ancienne équipe des Ligues internationale et américaine de hockey, les Griffins de Grand Rapids, a retiré son chandail, le numéro 7.

La cérémonie a eu lieu le 19 février au Van Andel Arena dans la ville du Michigan.

« Après ma carrière, je ne pensais pas à ça. Je jouais dans l’ombre, comme on dit. Mais quand ç’est arrivé, j’avais les jambes qui shakaient. J’étais bien content. Je devais prendre la parole durant trois minutes et j’ai fait le double. J’ai mentionné aux partisans que j’avais beaucoup apprécié mon passage à Grand Rapids (1997-2000 et 2002-2004). J’ai remercié le directeur général de l’époque, Bob McNamara, et mon entraîneur, à l’époque, Dave Allison », a confié le résident de Saint-Pierre, depuis 2004.

Le Beauportois d’origine a aussi savouré cet instant entouré de sa conjointe, Sonia Hébert, ainsi que de son fils Raphaël et son amie Sophie Vaillancourt, de son autre fils Frédérick et de son meilleur ami et ex-coéquipier et capitaine, Travis Richards.

En raison de la pandémie de COVID-19, ses parents et ses trois frères n’ont pas pu se rendre à Grand Rapids. Ils ont pu, en revanche, suivre la cérémonie grâce à la technologie vidéo.

Richards s’est lui aussi adressé à la foule pour rappeler ses performances, la force de son lancer et ses talents de marqueur.

« J’ai aimé l’ovation des partisans. Ça fait un velours de voir que des efforts sont reconnus. C’est comme une récompense. »

Le dépisteur des Blues de St. Louis a laissé une trace indélébile de son séjour de six saisons avec les Griffins puisqu’il détient les records du plus grand nombre de buts (158), de passes (222) et de points (380) en carrière. Il vient en tête pour les buts gagnants avec 26 et occupe le quatrième rang pour le nombre de matchs en carrière avec 364.

Un Zoom mémorable

L’histoire du retrait du chandail de Michel Picard a débuté bien innocemment lors d’une entrevue en Zoom, en novembre 2021, avec le responsable de la radio du club, Bob Kaser, dans le cadre des 25 ans des Griffins.

À un moment donné, Travis Richards est apparu dans le Zoom pour lui annoncer la nouvelle.

« J’ai été surpris, bouche bée. Je me suis dit que j’allais retourner à Grand Rapids et revoir mes amis. Plus la date fatidique approchait, plus je me disais que les gens ont apprécié ce que j’ai fait pour l’équipe et la ville », a-t-il souligné.

Un appel qui a changé sa vie

Si le sportif de 52 ans a pu vivre de si belles années avec les Griffins, il le doit à Dave Allison.

« J’ai joué en Suède en 1996 et ça n’allait pas bien. Je ne jouais pas beaucoup. J’ai contacté Dave qui avait été mon entraîneur deux ans avant avec la filiale des Sénateurs d’Ottawa dans la Ligue américaine, à l’Île-du-Prince-Édouard, et je lui ai demandé s’il avait une place pour moi. Il a dit oui. Il cherchait un vétéran pour veiller sur les jeunes et c’est la meilleure place où j’ai joué. J’ai évolué sur le premier trio et les avantages numériques », a commenté l’ancien ailier gauche.

L’ex-choix de neuvième ronde des Whalers de Hartford en 1989 se dit très heureux de sa carrière de 20 saisons. 

« Je n’ai aucun regret. J’ai remporté deux coupes Calder, en 1991 et 1994, une coupe Stanley en 2019 et mon chandail sera retiré une deuxième fois par l’Isothermic de Thetford Mines de la Ligue nord-américaine de hockey.

Celui qui a sillonné l’Amérique du Nord dans la Ligue nationale avec Hartford, San Jose, Ottawa, St. Louis, Edmonton et Philadelphie, pour un total de 166 parties (28 buts, 42 passes pour 70 points et 103 minutes de punitions), a eu le privilège d’affronter Guy Lafleur lors de sa dernière campagne avec les Nordiques en 1991.

« Lors d’une mise au jeu, je lui ai dit : Tu fais ma vie ! » Lorsque je jouais avec les Draveurs, tous les joueurs assistaient au camp d’entraînement des Rangers, à Trois-Rivières, en 1988. Nous étions tous en admiration devant lui », a-t-il affirmé.

Dans les valises

Les recruteurs au hockey sont appelés à se déplacer continuellement. Par exemple, la fin de semaine précédant l’entrevue, Picard s’est rendu à Gatineau aller-retour, a fait une escale à Drummondville avant de se taper un match des Remparts.

Son métier, qu’il exerce depuis 2008, l’amène à traverser pas juste l’Amérique du Nord mais l’océan Atlantique aussi.

« C’est exigeant car on vit dans nos valises. C’est valorisant de constater que des prospects que nous avons suggérés obtiennent du succès. Je pense à Ivan Barbashev et Samuel Blais », a déclaré Picard en précisant qu’il doit parfois se faire insistant pour convaincre son patron.

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