Lancement d’une biographie de Clément Gosselin

Clément Gosselin (1747-1816) figure parmi les Canadiens qui ont soutenu le plus activement les Américains, lors du siège de Québec, en 1775-1776, et qui sont allés ensuite faire la guerre de l’Indépendance des États-Unis. La Société d’histoire et de généalogie de la Côte-du-Sud vient de publier sa biographie sous la signature de Gaston Deschênes.

Né à Sainte-Famille en 1747, Clément Gosselin était maître charpentier à Sainte-Anne-du-Sud (La Pocatière) lorsque les insurgés des Treize Colonies ont tenté de prendre Québec et d’en chasser les Britanniques.

Durant l’hiver 1775-1776, il parcourt la Côte-du-Sud, de Kamouraska à Pointe-Lévy, pour répandre la propagande du Congrès des Colonies-Unies, recruter des soldats pour le régiment Hazen, nommer des officiers de milice favorables aux insurgés et superviser le système de feux mis en place pour annoncer la montée de vaisseaux britanniques sur le Saint-Laurent.

Après la retraite des Américains, en mai 1776, le parcours de Gosselin est moins clair, mais on le retrouve, à l’été 1778, à White Plains, N.Y., où il réintègre son régiment avec le rang de capitaine. Pendant environ deux ans, il mène de dangereuses missions d’espionnage pour le général Washington et le marquis de La Fayette, dans le but de préparer éventuellement une autre attaque contre Québec. Il est blessé à la bataille de Yorktown (1781), puis démobilisé, en juin 1783, avec le grade de major.

Après la guerre, seul ou avec d’autres officiers, Gosselin multiplie les démarches pour que les Canadiens démobilisés obtiennent des vivres et des terres sur les bords du lac Champlain où il amène sa famille, en 1785.

Gosselin revient dans la province de Québec au début des années 1790. Il est menuisier à Saint-Hyacinthe, puis à Saint-Luc, une paroisse voisine de Saint-Jean-sur-Richelieu. Il serait retourné au lac Champlain peu avant sa mort, à Beekmantown, N.Y., le 9 mars 1816.

Avec son frère Louis, son beau-père Germain Dionne, marchand de Sainte-Anne-de-la-Pocatière, et une quinzaine de compagnons de la Côte-du-Sud, Gosselin a contribué à libérer les Treize Colonies de la tutelle britannique, ce qu’il aurait aussi souhaité pour son pays, croit l’auteur.

Le livre sur Clément Gosselin compte 100 pages. ©Gaston Deschênes

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