Pour l’Orléanaise Stéfany Tremblay, la démocratie n’est qu’un mot qui ne reflète pas la société actuelle. C’est pourquoi la résidente de Saint-Pierre briguera les suffrages pour Démocratie Directe dans Charlevoix-Côte-de-Beaupré en vue du scrutin provincial du 3 octobre prochain.
Issue du milieu artistique communautaire, cette mère monoparentale de 46 ans confie posséder un amour indéfectible pour le peuple.
« Je préfère me présenter pour Démocratie Directe afin de ne pas avoir une ligne de parti sur mes épaules. Je pense que nous vivons un revirement. La structure change et le modèle proposé ne m’intéresse pas car il est déshumanisé », a déclaré la femme originaire de Métabetchuan, au Lac-Saint-Jean.
Pour elle, la démocratie actuelle ne permet pas à la société d’avoir un pouvoir.
« La machine est inatteignable, la structure systémique. Des députés du Lac-Saint-Jean m’ont déjà dit qu’il n’y a rien à faire là. Voter aux quatre ans n’est pas démocratique », avance-t-elle.
« Je vais en politique, la vraie, celle qui travaille pour le peuple. Avec Démocratie Directe, on porte allégeance au peuple. Je veux que les gens se réunissent, je veux redonner le pouvoir aux citoyens. Par exemple, les gens de l’île pourraient se responsabiliser, choisir des projets qui les intéressent. Si on décentralise les pouvoirs, on peut se rassembler, discuter et voter après », a ajouté Mme Tremblay.
Démocratie Directe a créé un exemple de plateforme qui permet aux gens de poser des questions et émettre des commentaires.
« Mon travail sera basé sur l’écoute et mon cheval de bataille, les agriculteurs. À force de dépendre de l’extérieur, on se fragilise. Je veux que l’on travaille sur notre indépendance alimentaire. Le Québec a tout pour réussir ça », a commenté celle qui aimerait créer un bottin d’entraide.
Souhaitant intégrer les enfants dans les décisions, Stéfany Tremblay croit que les 100 000 $ attribués par année pour un bénéficiaire en CHSLD devraient être versés aux aidants naturels afin de favoriser le maintien des aînés à domicile.


