2e Ribfest Québec : plus de 100 000 $ pour le bien-être des jeunes épileptiques

Ce ne sont pas les travaux dans la côte du Pont qui allaient empêcher plus de 750 personnes de prendre part au 2e Ribfest au profit de la Fondation François-Xavier-Beaulieu. Grâce à leur participation, l’organisme qui contribue au bien-être des jeunes atteints d’épilepsie a amassé plus de 100 000 $.

Le sourire de satisfaction se lisait sur le visage de Philippe Beaulieu et de Marilyn Gignac qui ont créé la Fondation François-Xavier-Beaulieu à la suite du décès accidentel, en 2015, de leur fils François-Xavier Beaulieu, qui était atteint d’épilepsie.

Par une magnifique journée d’été, les participants ont envahi la ferme située au 4226, chemin Royal, à Saint-Jean, le 10 septembre.

L’activité de financement qui a attiré 21 équipes amateures et sept professionnelles de préparation de côtes levées était agrémentée par des jeux gonflables et maquillage pour enfants, un service de casse-croûte, de l’animation musicale, un feu d’artifice et des tours d’hélicoptère.

Charles-Étienne Perreault et François Gingras l’ont emporté chez les amateurs et Porc Beaurivage, Yan Lefebvre, chez les professionnels.

Réalisé grâce à l’implication d’une trentaine de bénévoles, le 2e Ribfest Québec a été marqué par la visite de Cindy Martel, la première Québécoise à recevoir un chien d’assistance pour épileptiques de la Fondation des Lions du Canada à laquelle contribue la Fondation François-Xavier-Beaulieu.

« Chaque année, depuis 2016, la Fondation François-Xavier-Beaulieu remet 25 000 $ aux Lions du Canada pour défrayer les coûts d’entraînement d’un chien d’assistance pour personne atteinte d’épilepsie. Le programme demeure peu connu au Québec en raison de la Fondation Mira, mais il contribue au bien-être de nombreuses personnes épileptiques au pays », a précisé Mme Gignac.

Arrivée de Drummondville en compagnie de son conjoint Jean-Yves Blanchard et de son nouveau chien d’assistance, Quiz, Mme Martel n’a pas caché ses émotions en constatant l’ampleur de cet événement caritatif.

« Je suis émue de voir tous ces gens qui appuient la cause. Depuis que j’ai un chien d’assistance, soit depuis 2011, je peux vivre plus normalement, par exemple, prendre une marche. Mon chien m’avertit avant que je fasse une crise d’épilepsie. Il m’a sauvé la vie. Il jappe et va chercher du secours. Il faut une relation fusionnelle et un fort attachement pour en arriver là », a confié Mme Martel qui souffre aussi du syndrome Ehlers-Dunlas qui s’attaque aux tissus de soutien.

Dans le banc de neige

L’élément déclencheur qui a motivé Mme Martel et son conjoint à entreprendre des démarches pour un chien d’assistance est survenu en plein hiver alors que Cindy était partie à pied pour faire des commissions, en soirée. Elle a fait une crise d’épilepsie, mais les gens autour ne se sont pas occupés d’elle, des jeunes se moquant même d’elle.

« Mon conjoint m’a trouvée dans un banc de neige et je lui ai dit de me ramener chez moi et de laisser faire les jeunes. Toute personne épileptique mérite un chien d’assistance. Si j’étais un parent, je serais en confiance si mon enfant épileptique avait un tel chien », a commenté Mme Martel.

Cindy Martel est accompagnée de Marilyn Gignac, Philippe Beaulieu, de son conjoint Jean-Yves Blanchard et de son chien Quiz. ©Marc Cochrane

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