Un souhait pour 2024

Qu’est-ce qu’on peut souhaiter en 2024, outre évidemment la paix dans le monde, la santé et le bonheur ? Mon vœu, cette année, c’est d’ouvrir plus grande la porte aux autres dans un élan de générosité. En un mot, plus de solidarité et de compassion les uns envers les autres.

Je prends l’exemple de la pauvreté, car elle entraîne souvent l’exclusion, l’inégalité sociale et la violence aussi. De plus, la pauvreté saute aux yeux actuellement au Québec. Bien des gens en arrachent. Régulièrement, on voit des jeunes et moins jeunes quêter sur la rue. Ils mendient sans nous regarder. Mais dès qu’on s’intéresse à eux, qu’on leur offre un café au lieu de l’argent et du temps pour parler, leurs yeux s’ouvrent plus grands et brillent comme des diamants. Essayez !

On voit aussi à la télé et sur les réseaux sociaux des gens faire la file dans les banques alimentaires. Et même ces banques arrivent de moins en moins à suffire à la demande grandissante. Nombreux sont ceux qui n’arrivent plus à joindre les deux bouts et à se nourrir. Un communiqué du 25 octobre 2023 provenant des Banques alimentaires du Québec le confirme : depuis 2023, elles viennent en aide à 872 000 personnes chaque mois. C’est un triste record historique !

Donnons !

Dans ce contexte, donnons, pas juste de l’argent, mais surtout du temps, aux autres, en 2024. C’est simple et ça peut faire une différence dans un univers où l’individualisme colore notre existence. Ça fait du bien non seulement à l’autre, mais à nous aussi. Et c’est si gratifiant !

Récemment, un homme dans la quarantaine m’a interpellée, au coin de la rue Cartier, pour me vendre son magazine La Quête qui vise la réinsertion sociale des personnes marginalisées ou en difficulté. Il était debout, l’air souriant. Comment aurais-je pu résister à cet homme que je sentais fragile et stimulé par son métier de camelot. Je lui ai acheté sa revue. J’ai pris quelques minutes pour parler avec lui. Volubile et ouvert, il m’a raconté un peu sa triste histoire. Il était heureux de me dire qu’il s’en sortait mieux maintenant. En fait, cet homme affichait la même fierté qu’un homme qui travaille avec un gros salaire dans une multinationale. Il criait déjà victoire d’avoir pu se sortir de sa misère. Je l’ai félicité ! Il a poursuivi son chemin en accostant d’autres passants, l’air plus confiant.

« Seuls, nous pouvons faire si peu ; ensemble, nous pouvons faire beaucoup ». Helen Keller

Pour moi, c’est ça faire preuve d’altruisme et de solidarité. C’est essayer de se mettre dans la peau de l’autre, d’être plus tolérant, de partager, de tenter de le comprendre et de l’écouter. Si chacun s’y met, je pense alors que ce sera possible d’espérer, un jour, vivre dans un monde meilleur où l’humanité triomphe des guerres et des conflits de toutes sortes. Tout le monde souhaite la paix. Alors, on passe à l’action ?

Bonne année chers lecteurs et lectrices et merci de me suivre !

©Claude Poulin

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