« Fonds vert municipal : une goutte d’eau dans l’océan de pétrole que le fédéral subventionne » – Caroline Desbiens

Pour la députée de Beauport-Côte-de-Beaupré-Île d’Orléans-Charlevoix, Caroline Desbiens, les 530 millions $ investis dans le nouveau Fonds vert municipal annoncé lundi par le fédéral sont nettement insuffisants.

« Cette somme sur huit ans, c’est une goutte d’eau dans l’océan de pétrole que le fédéral subventionne », a déclaré la députée bloquiste dont plusieurs municipalités riveraines sont aux prises avec des problèmes d’érosion.

À l’île d’Orléans, Saint-François et Saint-Jean vivent des problématiques d’érosion des berges et, avant lundi, les riverains ne disposaient pas de programme de subvention pour effectuer des travaux permettant d’enrayer cette érosion.

Selon Mme Desbiens, des fonds modestes seront consacrés pour l’évaluation des dommages et des travaux à réaliser. Si jugé nécessaire, les municipalités pourront présenter des demandes pour le nouveau programme.

« De nombreuses localités de la Capitale-Nationale se sont retrouvées sans aide pour réparer les dommages à la suite des inondations de mai 2023. Le programme existant alors, le FAAC (Fonds d’atténuation et d’adaptation en matière de changements climatiques), visait des projets de plus d’un million $. Seule la municipalité de Baie-Saint-Paul, grandement affectée, a déposé une demande », a précisé la députée.

« Je tiens à rappeler que la semaine dernière, le gouvernement a accordé 30,9 G$ de nouvelles subventions et crédits d’impôts aux pétrolières qui contribuent à accélérer ces changements climatiques.

« On investit 60 fois moins dans les changements climatiques que dans le pétrole ! Et je n’inclus même pas les 34 G$ de Trans Mountain », s’est indignée la députée. Qu’est-ce que les libéraux et les conservateurs vont dire à Sainte-Brigitte-de-Laval aux prises avec trois inondations majeures depuis 2020 ? Que dire de Saint-François ou Saint-Jean, à l’île d’Orléans, dont l’érosion se rapproche sérieusement du cœur du village ? » a-t-elle ajouté.

Selon Mme Desbiens, une analyse réalisée en 2020 pour la Fédération canadienne des municipalités et le Bureau d’assurance du Canada indique que les gouvernements locaux auraient besoin de 5,3 G$ par année pour s’adapter au changement climatique.

« Un coup que les grosses villes vont avoir passé dans le programme, que restera-t-il pour les petites localités ? », s’est demandé Mme Desbiens. Uniquement pour le Québec, l’UMQ demandait plus de 2 G$ par année ! J’appelle ça de l’écologisme de façade », a-t-elle mentionné.

Caroline Desbiens assure que son parti va dénoncer cette situation et que les gouvernements libéral ou conservateur en seront avertis. Elle prône l’instauration d’un fonds fixe, sécuritaire, non politique, efficace et rapide pour répondre aux situations critiques exacerbées par les changements climatiques.

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