Nouveau pont de l’île d’Orléans : la CSN dénonce l’exclusion des entreprises locales

Mia Roy

Des membres de la CSN ont exprimé leur désarroi face au processus de sélection du contracteur pour le nouveau pont de l’île d’Orléans qui exclut les entreprises locales.

En conférence de presse, lundi matin, avec le pont de l’île en arrière-scène, ils ont interpelé le ministère des Transports du Québec de faire appel à une entreprise québécoise comme Canam située à seulement 15 kilomètres de l’île d’Orléans. Pour l’instant, ce dit contrat sera octroyé à une compagnie européenne ou chinoise.

Selon le président du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Canam Ponts–CSN, Steve Giroux, cette contiguïté assure des réparations rapides et efficaces si nécessité il y a ainsi qu’une réduction d’émission de gaz à effet de serre. Le premier vice-président de la CSN, François Enault, a mentionné qu’en plus de la proximité au pont, Canam possède l’expertise pour de telles constructions et que cette firme a participé à la construction des amorces du pont Champlain, du pont de l’autoroute 25 et celui de Gordie-Howe, en Ontario.

« Ici, on offre un projet clé-en-mains. On a l’expertise pour le climat local et nous serions fiers de fabriquer ce pont que nous employons régulièrement », a indiqué Steve Giroux, témoignant d’une entreprise qualifiée et motivée à accomplir le contrat du pont. Selon lui, cette entente offrirait 150 emplois aux Québécois pendant deux ans.

D’après la CSN, l’argumentaire du ministère des Transports se résume à souder les pièces d’acier du pont sur le chantier plutôt que de le faire en usine, puis le boulonnage sur le chantier. Cette dernière méthode s’est pourtant démontrée fructueuse selon M. Enault lorsque Canam en a fait usage pour le pont Gordie-Howe et les amorces du pont Champlain.

Le secrétaire général du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, François Proulx-Duperré a indiqué que « le fiasco du traversier italien de Matane, du REM de l’Inde à Montréal ou les travaux de réfection nécessaires sur le tablier central du pont Champlain pratiquement neuf sont des exemples de contrats défaillants à l’étranger » appuient l’argument qu’employer localement est une meilleure solution.

Selon la CSN, il s’agit d’une entreprise à proximité, avec l’expertise nécessaire, la connaissance des climats extrêmes et qui propose des frais de constructions moindre. Dans ce cas, des frais de constructions moindres font référence au fait que Canam propose quatre voies au lieu de deux pour le même prix.

Le ministère des Transports n’inclut aucune compagnie québécoise ou canadienne dans ce contrat pour une architecture emblématique de la région de Québec.

Vignette : Le vice-président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, Steve Giroux, Dominic Tourigny, François Proulx-Duperré et François Enault posant devant le pont de l’île d’Orléans. Photo : Simon Clark

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