Les activités préparatoires se poursuivent pour le nouveau pont de l’Île-d’Orléans

En 2024, les activités préparatoires, incontournables en vue de la construction du nouveau pont de l’Île-d’Orléans, ont été réalisées.

Selon un communiqué du ministère des Transports et de la Mobilité durable (MTMD) publié aujourd’hui, depuis le printemps, 111 forages géotechniques ont été effectués dans le fleuve Saint-Laurent, 35 dans le secteur de l’échangeur Dufferin-Montmorency et six sur l’île d’Orléans.

Les données recueillies permettent de connaître la composition des sols et servent à poursuivre la conception détaillée du projet, en cours depuis le printemps. C’est lors de cette étape que toutes les spécifications techniques, les matériaux et les détails de construction sont finalisés en vue des travaux. Cette tâche se poursuivra en 2025, en parallèle de la construction des jetées.

Le Groupe Héritage Île-d’Orléans S.E.N.C. a commencé les démarches nécessaires pour obtenir les autorisations environnementales et patrimoniales requises pour la réalisation des travaux.

Démarrage du chantier

Au cours des derniers jours, les équipes ont entamé la construction de chemins d’accès sur l’eau. Ces ouvrages temporaires, qui seront composés de jetées et d’une estacade, permettront de construire les infrastructures permanentes du pont telles que ses fondations en étant au sec.

Les chemins d’accès faciliteront également l’installation du tablier, puisque des grues de 650 tonnes pourront s’y déplacer afin de soulever et de positionner les cinq sections qui composeront le pont.

Ces ouvrages serviront aussi de quai d’amarrage pour les barges qui transporteront divers matériaux vers l’île d’Orléans.

Lumière sur la construction 

Les aménagements temporaires seront constitués d’une jetée conventionnelle et d’une jetée confinée, tant du côté nord que du côté sud, et d’une estacade qui viendra compléter l’ouvrage sur la rive nord.

Les jetées confinées seront composées de planches d’acier insérées dans le sol et mises bout à bout. Un environnement contrôlé limitant la propagation de matière en suspension dans l’eau sera ainsi créé. De la pierre de différents calibres sera ensuite déposée sur une toile géotextile jusqu’à ce que l’élévation de la jetée soit au-dessus du niveau de l’eau.

L’estacade, qui sera construite du côté nord, sera quant à elle composée de plus de 150 pieux d’acier allant jusqu’à une profondeur de 70 m. Une surface de roulement en bois sera ajoutée à cette structure d’acier.

Réduire les répercussions sur l’environnement

Selon le MTMD, le projet a été conçu afin de réduire le plus possible les répercussions environnementales.

« Plusieurs efforts ont été déployés en ce sens dès la planification. Toutes les équipes participant au projet sont sensibilisées à l’importance d’intégrer des pratiques durables à chaque étape. Cette sensibilisation ne renforce pas seulement la durabilité du projet, mais elle témoigne aussi d’une volonté de réaliser des projets de façon engagée et responsable », peut-on lire dans le communiqué.​​​​​​​

Vignette : Forage géotechnique en cours dans le fleuve Saint-Laurent. ©MTMD

Vignette : Emplacement des ouvrages temporaires. ©MTMD

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