Le 9 novembre, c’est un Maxim Martin gonflé à bloc qui s’est produit devant quelque 200 personnes venues assister à son nouveau spectacle actuellement en rodage.
Invité par le Comité de loisirs Sainte-Famille/Saint-François, l’humoriste est monté sur la scène du centre communautaire Le Sillon, à Saint-François, qui affichait complet, pour présenter son sixième spectacle solo intitulé Bon chien. Il était d’ailleurs accompagné d’Aura, sa chienne d’assistance, pour toute la durée du spectacle.
C’est que Maxim Martin s’est vu diagnostiquer un trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) ces dernières années et la présence d’un chien d’assistance l’aide à maintenir sa concentration. La médication fera bientôt partie de sa vie afin de traiter son trouble du déficit de l’attention.
À 55 ans, le triathlète n’a rien perdu de son mordant et de son franc-parler. Il parle évidemment de sa nouvelle réalité avec le TDAH, affirmant avec ironie avoir été le dernier à l’apprendre. Comment mieux vivre avec cela, apprivoiser la méditation (on l’imagine difficilement en train de répéter des mantras).
Il s’épanche sur ces années qui s’accumulent, le temps qui passe et laisse des traces, les « petits bobos », son apnée du sommeil qui risque de perturber sa vie sexuelle. Il s’intéresse aux « p’tits vieux » et à celui qu’il aimerait devenir, sachant fort bien que même s’il s’améliore avec le temps, il ne sera jamais parfaitement un « bon chien ». Il aborde également les relations hommes-femmes, thème fréquemment exploité et toujours garant de succès et de nombreux fous rires.
Même si la foule était conquise à l’avance, Maxim Martin a su prouver que bien que sa glabelle gagne en importance avec le temps, son humour piquant et abrasif, lui, n’a pas pris une ride. À la fin du spectacle, l’ovation debout bien sentie ne s’est pas fait attendre. Quant à Aura, elle s’est aussi dressée debout subito presto, prête à raccompagner son maître vers sa loge. Visiblement, un bon chien.
Vignette : Maxim Martin et sa chienne Aura. ©Caroline Leclerc


