Le souvenir de l’échouement du paquebot RMS Franconia à l’île d’Orléans en 1950 sera ravivé au cours de l’été prochain par un programme d’activités organisées par le centre culturel Robert-Martel, de Sainte-Pétronille, en collaboration avec le Musée maritime de l’île d’Orléans (ci-devant Parc maritime de Saint-Laurent) et plusieurs partenaires de l’île d’Orléans. Le projet a bénéficié d’un soutien du programme des commémorations du ministère de la Culture et des Communications.
Les citoyens de l’île et de la région seront invités à des rencontres évoquant la grande époque des traversées transatlantiques par paquebots et, en particulier, ce spectaculaire accident de 1950 qui a associé le destin du Franconia au village de Sainte-Pétronille.
Le 12 juillet 1950, le paquebot de la Cunard, RMS Franconia, a provoqué un grand émoi en s’échouant sur la grève, près du quai de Sainte-Pétronille. Le navire, qui venait de quitter Québec et se dirigeait vers Liverpool, en Angleterre, comptait à son bord 1 270 passagers et membres d’équipage. L’accident ne fit aucune victime, mais il marqua durablement la mémoire des insulaires. Il fallut évacuer, restaurer, loger ou ramener à Québec les centaines de passagers du navire.
Au cours des jours suivants, l’affluence des curieux congestionna le pont de l’île et ses routes d’accès. On mettait des heures à se rendre au bout de l’île. Ce n’est qu’après quatre jours d’efforts, le 16 juillet, que les remorqueurs ont pu dégager le paquebot de sa fâcheuse position et l’accompagner au chantier maritime de la Davie, à Lauzon, où il fut réparé. On dégagea de sa coque une roche de 2,5 tonnes qui fut conservée en souvenir de cet historique radoub. Depuis l’automne dernier, le Musée maritime de l’île d’Orléans invite les visiteurs à venir voir la fameuse roche désencastrée dont il a hérité.
Le navire reprit la mer en septembre 1950 et continua à relier l’Europe et l’Amérique jusqu’en 1956, alors qu’il fut démonté et termina sa carrière commencée en 1923.
Ces activités seront une occasion privilégiée de comprendre l’importance de la vie maritime du Saint-Laurent et l’histoire du village de Sainte-Pétronille, qui, par sa géographie, a toujours été la « proue de l’île d’Orléans », selon l’expression de Robert Martel, et la sentinelle du havre de Québec.
Vignette : Le Franconia s’est échoué il y a 75 ans devant Sainte-Pétronille. © Charles-Henri Leclerc


