Chronique Curiosité de l’île d’Orléans : Calvaires des Gosselin et du cimetière de Saint-Laurent

Sur le chemin Royal, situé sur le coteau de Saint-Laurent, se trouve un petit édicule de pierre bien entretenu, abritant un calvaire intrigant.

En 1948, Mathias Gosselin, souffrant d’un cancer de la gorge, fait la promesse, s’il est guéri, d’édifier à la bonne sainte Anne et aux Saints Martyrs Canadiens un calvaire sur sa terre.

Aussitôt remis, il commence la construction de cet édicule. Une fois terminé, Mathias se met à la recherche de statues pour meubler le tout. Il se tourne alors vers la communauté des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec, car une de ses parentes y était religieuse.

Les hospitalières se départissent alors de statues qui se trouvaient dans leur jardin et fournissent les sculptures nécessaires à la réalisation de sa promesse. On ne dit pas de quelle façon ces personnages furent transportés, mais depuis ce temps, la famille Gosselin continue d’entretenir précieusement cet engagement et ce témoin du passé.

Si vous passez sur les coteaux pendant l’hiver, vous verrez le calvaire vidé de ses occupants, car la famille continue de les protéger en les entreposant pour la saison froide. Signe d’une tradition qui se poursuit et qui permet d’entretenir la mémoire.

Un autre calvaire mérite d’être admiré, celui du cimetière situé au nord de l’église de Saint-Laurent. Pendant un hiver particulièrement rigoureux, un chaland chargé de charbon part à la dérive. Ovide Fillion, le propriétaire du chantier, part avec ses employés pour récupérer le navire et sa cargaison.

Devant les vagues déchaînées du fleuve, Fillion fait la promesse à Dieu d’ériger un calvaire s’il sauve le tout. La cargaison sera réchappée et le charbon servira à chauffer le presbytère et l’église. Fillion fera affaire avec les quatre frères italiens Deprato pour réaliser ce calvaire en zinc plaqué de cuivre.

Horatio Walker s’en est même servi comme sujet de peinture.

Vignettes : Le calvaire des Gosselin. © Pierre Lahoud

Le calvaire du cimetière de Saint-Laurent. © Pierre Lahoud

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