Les fraudes téléphoniques sont de plus en plus fréquentes et font plusieurs victimes. Souvent orchestrés par des réseaux organisés, parfois basés à l’étranger, ces appels cherchent à soutirer de l’argent en exploitant la vulnérabilité des gens.
« La clientèle visée est principalement composée d’aînés. Certains sont souvent seuls durant la journée et sont donc plus susceptibles de répondre au téléphone sans être supervisés. Cependant, tout le monde peut tomber dans le piège », a expliqué la sergente-coordonnatrice locale de police communautaire à la Sûreté du Québec, Mélanie Pouliot.
Les escrocs utilisent des systèmes automatisés pour composer aléatoirement des numéros. L’intelligence artificielle peut notamment enregistrer votre voix pour l’utiliser lors d’un futur appel afin d’escroquer vos proches.
Il y a divers types de fraudes. L’une d’elles est la fraude des grands-parents.
« Les fraudeurs se font passer pour des proches. Ils appellent en pleurant, prétendant être un petit-enfant en détresse et demandent de l’aide urgente. Ils ont recours à plusieurs tactiques, comme amorcer leur appel par “C’est moi, grand-maman !’’. Ainsi la victime, croyant reconnaître un proche, va répondre par un prénom. Le fraudeur demande souvent de l’argent pour payer une caution ou prétend qu’il a eu un accident et qu’il lui faut de l’argent », a mentionné Mme Pouliot.
Le deuxième type de fraude consiste en celui des faux représentants. Les individus se font passer pour des institutions bancaires. Le fraudeur affirme que le compte de la victime a été fraudé et lui demande de remettre ses cartes bancaires et son NIP dans une enveloppe pour qu’un « représentant » passe les chercher.
« Ensuite, il est déjà trop tard. L’escroc retire l’argent du compte », a dit Mme Pouliot.
Il y a actuellement plusieurs arnaqueurs qui se font passer pour des représentants d’Hydro-Québec faisant la promotion de programmes comme LogisVert et essaient de soutirer de l’argent.
Parmi les autres pièges, on retrouve la fraude amoureuse, souvent sur les réseaux sociaux. L’escroc engage la conversation en écrivant à la victime sur Messenger ou en répondant à l’un de ses commentaires sur Facebook. La relation peut parfois durer pendant plusieurs années, sans que la victime ne rencontre son correspondant en personne. Un jour, il demande de l’aide financière en prétendant vivre une situation difficile.
Il ne faut jamais donner de renseignements personnels par téléphone. Pour se protéger, il est conseillé de demander à son interlocuteur son nom complet, son âge ainsi que le nom de l’entreprise qu’il représente. En cas de doute, mieux vaut vérifier l’information auprès de proches, ou contacter directement l’entreprise en utilisant un numéro de téléphone officiel, trouvé de manière indépendante.
« Si l’offre semble trop belle pour être vraie ou si la situation semble anormalement urgente, ce sont de bons indices qu’il pourrait s’agir d’une fraude », a mentionné Mélanie Pouliot.
Vignette : Mélanie Pouliot (à droite) avait animé un stand d’information lors de la journée de la bienveillance aux aînés, récemment à Sainte-Famille. Photo : Archives, Autour de l’île, Marc Cochrane


