À son second tour du monde à bord de sa petite embarcation, Le Baluchon, le Breton Yann Quenet a fait une escale d’une journée à l’île d’Orléans, le 12 septembre. Le navigateur solitaire a accosté son bateau à la marina du Club nautique de l’Île d’Orléans (CNIO), à Saint-Laurent, par une belle journée ensoleillée.
Parti de Saint-Brieuc, en France, en juin 2024, le marin de 56 ans est passé par l’Espagne, Madère, les îles Canaries, le Cap-Vert, les Antilles, Saint-Pierre-et-Miquelon, les Îles-de-la-Madeleine, plusieurs petits ports du Saint-Laurent pour ensuite s’arrêter à l’île.
« Mon objectif consiste à me rendre à la marina de Québec. Je vais ensuite dénicher une petite remorque afin de remiser mon bateau pour l’hiver. Je souhaite passer l’hiver au Canada, dans une cabane isolée en forêt. Je n’ai pas déterminé l’endroit encore », mentionne M. Quenet.
Pour sa journée sur l’île, il a pu compter sur une employée du CNIO, Alex De Lavoie, l’artiste peintre de Saint-Jean, pour lui faire découvrir les attraits de l’île.
À bord de son embarcation à voile, sans moteur, d’une longueur 4 mètres, Yann Quenet, mettra trois autres années avant de revenir chez lui.
Dessiné et construit par M. Quenet, en 2018, Le Baluchon reprendra la mer au printemps prochain, à partir de la Colombie-Britannique, après avoir traversé le pays en voiture à laquelle sera attaché le bateau fabriqué en contreplaqué et en fibre de verre.
« Pour réaliser mon rêve de gamin pour la seconde fois, je vais me rendre à la mer de Cortez, au Mexique, en Polynésie, en Nouvelle-Calédonie, en Australie, à Madagascar, à l’île de la Réunion et en Afrique du Sud pour ensuite remonter l’Atlantique vers le nord.
Pourquoi avoir fait escale à Saint-Laurent ?
« J’attend les marées. Le fleuve décide où je m’arrête. J’avais été informé des beautés de l’île d’Orléans », précise celui pour qui il s’agit d’un premier séjour au Canada.
En remontant le fleuve, il effectue une escale par jour mais lorsqu’il traverse les océans, il peut passer de 30 à 70 jours sans voir personne.
Le Breton voyage de la façon la plus minimaliste possible. Il mange des sardines en boîte et des nouilles chinoises et boit de l’eau qu’il a mis en réserve. Son seul équipement consiste en son téléphone cellulaire qui lui sert de GPS.
« J’ai une couchette dont le bateau a été construit autour », lance-t-il à la blague.
Son premier tour du monde avait été réalisé de 2019 à 2022. Son expédition est suivie par plus de 19 000 abonnés de sa page Facebook (Yann Quenet et Baluchon)
Vignette : Yann Quenet a été accueilli à la marina du Club Nautique de l’Île d’Orléans par le maître de port, Sylvain Hunter. ©Marc Cochrane



