Loin des leurs, mais près de leurs objectifs

À la ferme Polyculture Plante de Sainte-Pétronille, 125 travailleurs étrangers, principalement venus du Mexique, ont quitté leur famille pour venir travailler au Québec. Pour la majorité, cet exil temporaire représente un sacrifice familial, mais aussi une occasion extraordinaire de subvenir aux besoins de leurs proches et de leur offrir une meilleure vie.

« C’est sûr que ma famille est triste de me voir quitter le Mexique pour aller travailler quelques mois au Québec. Cependant, je me rappelle toujours que ce travail va me permettre d’accumuler de l’argent pour que, bientôt, nous puissions construire notre maison ! », confie Jose Jaime Alvarado Magin, qui travaille chez Polyculture Plante depuis 10 ans.

Pour sa part, Aurelio Bautista Hernandez, employé depuis 11 ans à la ferme Polyculture Plante, garde en tête sa mission : « Je sais que je quitter ma famille n’est pas facile, mais cela me permet d’améliorer notre vie. C’est ce qui me garde motivé ! »

L’argent gagné au Québec a d’ailleurs permis à son fils de subir plusieurs chirurgies essentielles pour sa santé.

« Cela a totalement changé la vie de mon enfant. Il va bien maintenant », a dit M. Hernandez.

Les enfants sont aussi confrontés à la réalité de perdre leur père durant quelques mois. « C’est parfois difficile à comprendre pour les enfants. Quand ils sont très jeunes, il arrive qu’ils ne comprennent pas que je dois aller travailler au Québec pour gagner de l’argent pour nous tous », a confié M. Magin.

Malgré la distance, les travailleurs gardent contact avec leur famille. Plusieurs font des appels vidéo ou utilisent WhatsApp pour communiquer.

« Personnellement, l’application WhatsApp me permet de parler avec ma femme et mes enfants, âgés de 3 et 9 ans. Je les appelle parfois vers l’heure des devoirs pour les aider dans leur travail scolaire. Cela permet aussi à ma femme d’alléger ses tâches, car elle doit s’occuper de tout pendant que je ne suis pas à la maison », a expliqué M. Magin.

Malgré tous ces défis, les travailleurs étrangers font preuve de résilience et de détermination et continuent à travailler d’arrache-pied, saison après saison, avec un objectif clair : offrir une vie meilleure à ceux qu’ils aiment.

Vignette : Jose Jaime Alvarado Magin et Aurelio Bautista Hernandez. Photo : Alison Blouin

Photo : Alison Blouin

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