Plan de développement de la zone agricole : portrait de la main-d’œuvre agricole – un équilibre entre famille et travailleurs étrangers

Julie Goudreault

Conseillère aux entreprises et responsable du suivi PDZA

L’agriculture occupe une place importante dans l’identité et l’économie de l’île d’Orléans. Les producteurs agricoles y travaillent la terre avec passion, perpétuant un savoir-faire transmis de génération en génération. Aujourd’hui, plus que jamais, la question de la main-d’œuvre agricole est cruciale pour assurer la pérennité des fermes.

Une agriculture largement familiale

À l’île d’Orléans, l’agriculture repose encore largement sur des fondations familiales solides. En 2021, près de 60 % des exploitations agricoles comptaient sur une main-d’œuvre issue du cercle familial du propriétaire. Ce modèle témoigne d’un fort enracinement local.

Les défis du recrutement

Comme dans plusieurs régions du Québec, le recrutement de la main-d’œuvre représente un défi pour les producteurs de l’île. Malgré la mécanisation croissante de l’agriculture, les fermes doivent composer avec le vieillissement des producteurs et une baisse de l’intérêt des jeunes pour travailler en agriculture. À l’île d’Orléans, la forte présence du secteur de l’horticulture avec son caractère saisonnier rend le recrutement encore plus complexe.

Le rôle du Centre d’emploi agricole

Le Centre d’emploi agricole de l’UPA joue un rôle central dans l’accompagnement des producteurs. Il les soutient dans la recherche de main-d’œuvre locale, la gestion des ressources humaines et l’intégration des travailleurs. Malgré les efforts, le recrutement local demeure un difficile, notamment en raison de la saisonnalité des emplois et de la rareté de la main-d’œuvre disponible.

Les travailleurs étrangers temporaires

Pour combler les besoins de main-d’œuvre, plusieurs fermes de l’île font appel à des travailleurs étrangers temporaires (TET), principalement originaires du Mexique et du Guatemala. Ces travailleurs viennent chaque année prêter main-forte aux producteurs, souvent pour plusieurs mois. En 2024, on estimait à environ 1 364 le nombre de TET œuvrant sur le territoire.

Des défis

Au-delà des formalités administratives, l’accueil de travailleurs étrangers soulève aussi des enjeux humains : logement, transport, intégration culturelle. Plusieurs producteurs de l’île s’investissent pour offrir des conditions de vie adaptées à ces travailleurs essentiels.

Une agriculture en évolution

La main-d’œuvre, qu’elle soit d’ici ou d’ailleurs, est indispensable à la pérennité de l’agriculture. Entre enracinement familial et recours à des travailleurs venus d’ailleurs, les fermes s’adaptent aux réalités du monde agricole en évolution.

Pour un survol historique de 350 ans d’agriculture à l’île d’Orléans, consultez les pages 24 à 26 du Plan de développement de la zone agricole de la MRC de L’Île-d’Orléans : https://bit.ly/44QbJre.

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