Réponse à l’opinion de Mme Johanne Gignac

J’ai lu avec intérêt et attention l’opinion de Mme Johanne Gignac, publiée dans le journal Autour de l’île du mois de juillet dernier, à la suite du résultat du sondage du regroupement Une île, une vision.

Comme vous, madame Gignac, je suis d’accord pour poser les vraies questions, mais pour ce faire il faut connaître les avantages et les inconvénients et demander au gouvernement provincial de nous informer davantage, ce n’est pas voter pour la fusion…

Selon les expériences et résultats d’autres municipalités, on conserverait nos acquis et on pourrait même les augmenter par une étude sérieuse des dossiers. Ensuite, nous pourrions décider en toute connaissance de cause.

C’est pourquoi je demande au préfet de l’île, M. Turcotte, de revenir à sa position initiale et aux maires de collaborer avec le préfet pour demander au ministère des Affaires municipales les données disponibles sur les fusions municipales. Ensuite, nous pourrons, comme communauté, décider si nous sommes pour ou contre les fusions municipales.

Des fusions, on en a déjà fait dans nos paroisses, comme celle des Caisses Desjardins, pour le plus grand bien de toute la population. Sans l’aide du gouvernement pour obtenir réponse à toutes nos questions, on n’avance pas, on reste dans l’ignorance par rapport à l’amélioration de notre façon de s’administrer. De plus, rien ne prouve que le statu quo soit la meilleure décision.

Cordialement,

Gilles Lavoie
Saint-Pierre

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One Comment

  • Originaire de l’Île d’Orléans (famille établie depuis plus de 300 ans) et également résidant-propriétaire de Ste-Famille pendant quelques années par la suite, je considère que la constitution des 6 entités municipales de l’Île d’Orléans demeure une préoccupation beaucoup plus large qu’une problématique exclusive aux seuls résidants actuels (+ ou – 5,500 personnes), d’une part, mais je pense que la mosaïque des 6 espaces ne saurait perdre sa personnalité.

    Ce territoire constitue un joyau québécois à divers niveaux. Largement entretenu et soutenu par divers programmes de régulation de niveau provincial (protection du territoire agricole, loi et normes gouvernementales quant à sa dimension culturel et historique, vocation touristique grandissante, etc), ce « bout » insulaire de territoire québécois est unique et recèle de potentiels divers (marché de proximité, axe agro-touristique d’intérêt,…). Il n’appartient pas uniquement aux résidants de l’Île ni par ailleurs aux résidants urbains à proximité comme tel, mais à la nation québécoise toute entière. Par similitude et moyennant un certain rapprochement politico-administratif, chacune de nos régions et sous-régions, de par sa diversité et son unicité intra-québécoise. bâtit son espace de vie et l’encrypte sur la base de règles plus large d’occupation et d’aménagement du territoire tout en lui conférant ainsi une personnalité propre résultant d’un tissu complexe mais cohérent avec un ensemble plus grand. Il s’agit bien chaque fois de portions de notre territoire « national », ce territoire de propriété collective. Le territoire n’est pas une créature sans appartenance d’ensemble; il n’est quand même pas, par ailleurs, édifié ni géré selon des règles de l’étranger, d’un « ailleurs », que ce soit du Moyen-Orient, de l’Europe ni même des États-Unis, bien que, dans ce dernier cas, certains tentent de nous remettre à l’ordre si nous ne commerçons pas avec eux à leur avantage.

    Personnellement, Je ne me sens pas chez moi du tout à l’étranger et quand je le visite avec joie, je ne me l’approprie pas du tout… Dès que je remets les pieds sur « MON » solide et magnifique territoire du Québec, si beau et si accueillant, je me sens reprendre mon souffle. Pourquoi? Entre autre parce que c’est MON TERRITOIRE d’appartenance… par analogie, quand je pénètre dans ma ville de Québec, je me sens encore davantage revivre, vigoureux et fier d’une si belle ville, une ville non destinée uniquement à mes concitoyens-résidants, mais aussi une « porte ouverte » aux visiteurs, aux immigrants de plus en plus nombreux, aux touristes venant de partout dans le monde… Finalement quand je franchis le fameux « pont de l’Île » (construit en 1935) alors là j’ai un pincement additionnel au coeur qui me fait me sentir davantage chez nous, un chez moi toutefois avec une porte ouverte sur l’extérieur, voire sur le monde.

    Quand viendra le temps des consultations, il serait fort intéressant et à-propos de penser au voisinage. Je n’évoque pas ici un blocage des structures locales, mais il me semble que bien des québécois aient leur mot à dire sur l’orientation non pas de la gestion interne du territoire, somme toute la « cuisine » au quotidien, mais la mise en place d’une pièce majeure à rendre cohérente dans un ensemble beaucoup plus large. Je parle ici d’orientation et de planification à long terme, non d’administration à la semaine, et ce, sans aucun préjudice aux modes locaux de fonctionnement ni évidemment sans diminuer la gestion courante intra-territoriale absolument requise et nécessaire.

    Mon propos est certes très incomplet, mais c’est l’axe principal que je voulais lui donner pour l’instant dans une perspective davantage « nationale » (tous pour un et un pour tous). Le territoire ne se vole pas ni ne se déplace; il est important de s’en occuper là où il est en ayant à l’esprit la notion de sous-ensemble dans un ensemble plus large, le plus intégré et cohérent possible. NON pour le développement en vase clos ou en silo, selon l’expression souvent reprises par les corps administratifs, OUI pour un regard élargie et une vision d’ensemble bien orchestrée et qui s’insère dans une vision plus large et bien ancrée. C’est dire qu’il faut prendre en compte des préoccupations bien plus larges que locales à l’instar du « gestionnaire » du territoire qui se doit d’avoir un regard prospectif à horizon éloigné en prenant en considération l’opinion du voisinage péri-local, voire nationale.

    Il y a certainement un gain de société à déployer ce petit coin de paradis en famille élargie pour le mettre collectivement sur la carte d’affaires du Québec.

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