Rêve d’un sapin: un pied de nez à la beauté traditionnelle de Noël

Mon beau sapin ! Ce cantique de Noël prend un tout autre sens pour Francine Giasson et Marjolaine Turcotte qui ont créé un concept tirant la langue aux critères de beauté imposés aux sapins de Noël de l’industrie. Grâce à l’initiative Rêve d’un sapin, elles proposent de choisir le sapin qui ne s’attendait jamais à être sélectionné pour Noël.

Les voisines, qui résident à Sainte-Famille, ont lancé leur idée en 2008 à la suite d’une suggestion de Jean-Louis Boyer, le conjoint de la coorganisatrice du marché de Noël de l’île d’Orléans à l’Espace Félix-Leclerc, Francine Giasson.

« Mon conjoint et moi, qui avions déjà la permission de nous cueillir un sapin sur les terres de nos voisins chaque année, avions décidé de choisir le sapin qui ne s’attendrait jamais à être choisi comme sapin de Noël. Jean-Louis a donc eu l’idée d’appeler cette aventure Rêve d’un sapin. Nous nous sommes vite rendu compte que cela était tellement plus drôle ! Alors, depuis, nous choisissons, chaque année, le sapin le plus particulier que l’on trouve », a commenté Mme Giasson.

Elle ajoute que pour la majorité des gens de son entourage, cela est devenu une attraction attendue et une occasion de bien se bidonner.

« Pour nous, ces sapins sont tous plus jolis les uns que les autres, chaque année. Autour de nous, bien peu de personnes ont emboîté le pas, mais ceux qui l’ont fait ont eu bien du plaisir. Ma voisine et amie, Marjolaine Turcotte, (d’ailleurs propriétaire de la terre elle et sa mère se choisissent un sapin spécial chaque année), m’a suggéré il y a quelques années de monter une page Facebook Rêve d’un sapin afin d’augmenter le nombre de personnes qui pourraient embarquer dans la folie », a affirmé Mme Giasson.

« Pour 2020, profitant de la suggestion du maire de Québec, Régis Labeaume, de décorer pour Noël en novembre et décembre en ces temps difficiles, Marjolaine et sa mère Suzanne ont décidé d’installer un groupe de trois sapins atypiques devant leur maison et de les décorer très bientôt (en plus de prévoir un sapin à l’intérieur un peu plus tard) », a ajouté Francine Giasson.

Leur aventure vise aussi à inciter les gens à se relancer les uns les autres, l’île représentant un terroir fertile en sapins originaux.

« Nous n’avons jamais fait un réel concours avec ça, l’exercice étant non compétitif, mais rien n’exclut dans l’avenir de le faire ainsi », a spécifié Mme Giasson.

Peu d’adeptes

À ce jour, huit récipiendaires ont vu leur rêve se réaliser sous leur toit. D’année en année, s’est développé un mode de sélection qui s’apparente à un Sapin Académie où chaque candidat a pu se faire valoir.

« Le concours est ouvert à tous, mais le concept est apparemment peu populaire et semble passer difficilement au conseil familial de chaque chaumière qui a envisagé l’idée », a souligné Francine Giasson.

« Soyez assurés que Noël est peut-être moins nostalgique en adoptant ce nouveau concept : les larmes vous viendront aux yeux, mais de rire. Il faut assumer son côté givré, créer une nouvelle tradition », a lancé Mme Giasson.

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