La lutte à l’érosion des berges a franchi une autre étape à Saint-François. Les berges du Camp Saint-François ont été restaurées dans la semaine du 17 octobre.
Selon la directrice et responsable du projet pilote pour le Comité ZIP (Zone d’intervention prioritaire) de Québec et Chaudière-Appalaches, Hamida Hassein-Bey, 560 mètres de rives ont fait l’objet de travaux de restauration, dont 150 mètres de stabilisation par des techniques de génie‐végétal. Le but est de contrer l’érosion de ce secteur tout en redonnant le plus possible l’aspect naturel à la rive en végétalisant et en ensemençant sur cinq mètres de profondeur avec des espèces s’adaptant au milieu. Là où il n’y avait pas d’érosion sévère, la rive a été consolidée par de la végétalisation.
« Les berges du Camp Saint-François font partie des sections les plus problématiques comme l’a démontré la caractérisation qui a été effectuée sur 7,1 km à Saint-François. Afin de donner un aspect naturel au site, nous avons planté plus de 1 000 végétaux et arbustes. C’est un exemple à suivre dans une zone où l’enrochement est tout simplement utilisé pour contrer l’érosion, ce qui augmente les effets de bouts et l’érosion », a précisé Mme Hassein-Bey.
L’endroit a été choisi dans le cadre de la phase 2 de ce projet pilote puisqu’il s’agit d’un terrain à vocation communautaire qui accueille des jeunes durant l’été. Il a subi ces dernières années des épisodes de grandes marées qui lui ont fait perdre une partie du terrain et de la rive. Des arbres ont aussi été déracinés.
« Malheureusement, il n’existe pas de programmes gouvernementaux pour compenser financièrement les propriétaires riverains qui souhaiteraient effectuer des travaux de restauration des berges », a commenté Mme Hassein-Bey.
Selon la mairesse de Saint-François, Lina Labbé, la municipalité va sensibiliser la nouvelle députée de Charlevoix-Côte-de-Beaupré, Kariane Bourassa, à la mise en place de programmes pour la prévention de l’érosion des berges.
« Nous sommes contents de notre collaboration avec la ZIP depuis sept-huit ans et du progrès du projet pilote. Nous verrons les résultats ce printemps. On continue à travailler pour dénicher du financement », a affirmé Mme Labbé.
Grâce à une subvention de 23 000 $ du Fonds Action Saint-Laurent, qui fait partie de la stratégie maritime Avantage Saint-Laurent du gouvernement du Québec, la ZIP a caractérisé une section des rives s’étalant de la rivière Dauphine jusqu’à la Pointe Argentenay, touchant 104 propriétés. La MRC de L’Île-d’Orléans, la municipalité et le Camp Saint-François contribuent aussi au projet.
Les résultats de la caractérisation avaient été présentés en mai aux citoyens concernés de Saint-François.
Autour de Saint-Jean
La ZIP poursuit sa mission avec la caractérisation de 12 km de rives à Saint-Jean.
« Beaucoup de murs de soutènement arrivent à leur fin de vie. Avec les changements climatiques, des hausses de l’érosion des berges sont survenues. Qu’on pense à 2012, à L’Anse Verte. La solution passe par la prévention, avec la végétalisation. Il n’est pas nécessaire de tondre la pelouse jusqu’au bord », a souligné Mme Hassein-Bey.
Vignette : Lina Labbé et Hamida Hassein-Bey se sont rendues au Camp Saint-François pour constater l’avancement des travaux de restauration des berges. ©Marc Cochrane


