Les élu(e)s provinciaux devront répondre aux attentes des productrices et des producteurs agricoles

COMMUNIQUÉ – L’Union des producteurs agricoles (UPA) a dévoilé, en avril dernier, un sondage fort inquiétant quant à la pérennité des entreprises sur l’ensemble du territoire québécois. Une ferme sur dix ne réussit pas à remplir ses obligations financières et devra mettre la clé dans la porte si les aides ne sont pas au rendez-vous.

À la suite de la présentation de ces chiffres alarmants, les administrateurs des UPA locales de la Fédération de l’UPA de la Capitale-Nationale–Côte-Nord ont souhaité sensibiliser leurs représentants à l’Assemblée nationale afin qu’ils interpellent le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec, André Lamontagne, au sujet des programmes qui ne répondent plus aux besoins des agriculteurs.

« Les hausses successives des taux d’intérêt, la hausse fulgurante des carburants et la période estivale empreinte d’intempéries météorologiques causant des pertes majeures dans plusieurs productions, nous portent à croire que nous faisons face à un point de non-retour en agriculture au Québec. Les régions périphériques comme les nôtres subissent encore plus durement ces répercussions financières. Les différents représentants de l’UPA ont sollicité des rencontres avec les parlementaires québécois pour les sensibiliser à notre réalité. Maintenant, ceux-ci doivent répondre présents et bonifier les aides autant via la Financière agricole du Québec (FADQ) que les aides provenant du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ). Nous nous attendons à ce qu’ils fassent des pressions importantes auprès du ministre », a déclaré le président de la Fédération de l’UPA de la Capitale-NationaleCôte-Nord, Yves Laurencelle.

Une pluralité de législateurs a été rencontrée entre avril et septembre. Encore à ce jour, le ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale, Jonatan Julien, demeure à rencontrer puisque plusieurs dossiers de la région demeurent sans réponse de la part du gouvernement.

Parmi les sujets discutés, on note les difficultés financières des entreprises, les programmes mal adaptés aux régions périphériques, l’absence d’aide du gouvernement directement vers les entreprises, les consultations concernant la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles, l’enclavement de la région de la Côte-Nord ainsi que les limitations de charge du pont de l’Île d’Orléans qui causent des augmentations majeures de coûts pour les producteurs insulaires. Tous ces sujets ont été discutés ainsi que les résultats dévastateurs du sondage dont 20 % des producteurs des régions de la Capitale-Nationale et de la Côte-Nord ont répondu.

« Les représentants rencontrés des circonscriptions de notre territoire sont informés de nos difficultés et je crois qu’ils comprennent mieux nos enjeux. Les sujets étaient nombreux, mais essentiels et les élu(e)s nous ont laissé le temps de résumer nos dossiers et il importe de les remercier. Tout comme je tiens à saluer les administrateurs qui s’impliquent, et ce, en dépit de faire face à de gros défis pour leurs entreprises. Au cours des prochaines semaines, je peux vous garantir que nous allons continuer à faire pression parce qu’il y a urgence d’agir. On observe une augmentation de 35 % des faillites des entreprises agricoles de janvier à juillet 2023 comparativement à l’an passé au Québec. Le premier ministre souhaite faire de la filière batterie son héritage pour les générations futures. Je considère que son ministre de l’Agriculture devrait travailler afin que son héritage soit que les fermes familiales perdurent dans nos régions afin d’assurer la vitalité sociale et économique de celles-ci. Malheureusement, l’agriculture est sous pression plus que jamais au Québec », a martelé M. Laurencelle.

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