Audrey GUILLEMETTE-LACASSE
Coordonnatrice de la gestion des matières résiduelles
Comme plusieurs personnes, je me rappelle avoir sauté dans un tas de feuilles lorsque j’étais enfant ! Ramasser les feuilles mortes est devenu une tradition de l’automne. Un geste qu’on répète chaque année, parfois sans se demander : est-ce vraiment nécessaire ? Plusieurs répondront que oui, sans toutefois avoir tenté l’expérience inverse.
Un nouveau défi
Cette année, on vous lance donc ce défi : essayer le feuillicyclage pour la première fois. Cela consiste à imiter ce que la nature fait depuis toujours : laisser les feuilles se décomposer au sol. Pour accélérer le processus, il suffit de broyer les feuilles en passant la tondeuse ( sans sac récupérateur ). Votre râteau peut aussi être utilisé pour disperser les feuilles plus uniformément sur le terrain. Les feuilles décomposées enrichiront votre sol en matière organique ce qui le rendra moins vulnérable à la sécheresse.
Les feuilles mortes peuvent également être utilisées comme paillis pour protéger les fleurs et la base des arbustes durant l’hiver.
Pourquoi cesser de les ramasser ?
La collecte des résidus verts coûte cher aux Orléanais : près de 40 000 $ par année. Plus de 30 voyages de camion sont nécessaires pour les transporter. Mais en feuillicyclant davantage, on pourra réduire ces chiffres.
La berge du fleuve n’est pas une option !
Les lagunes sur la berge sont des écosystèmes sensibles qui abritent une microfaune variée. L’ajout de matière organique dans ces lagunes perturbe leur équilibre et entraîne une baisse de l’oxygène dissous disponible pour la microfaune. Pour cette raison, il est interdit de jeter ses feuilles mortes sur la berge ou dans le fleuve.


