Communiqué – La députée de Beauport-Côte-de-Beaupré-Île d’Orléans-Charlevoix, Caroline Desbiens, s’est dit déçue de voir que le gouvernement libéral refuse de prendre des actions immédiates dans le dossier de l’érosion des berges du Québec
À la suite du dépôt du rapport du Comité permanent des transports, de l’infrastructure et des collectivités à la Chambre des communes, lors de la dernière session parlementaire, Ottawa affirme qu’il « prend note » des recommandations du comité sans pour autant prendre d’engagement.
« C’est très décevant d’obtenir une réponse aussi laconique de la part du cabinet Trudeau après tout le travail qui a été fait pour arriver à un rapport unanime. La réponse du gouvernement libéral va même à l’encontre de l’opinion de ses propres députés ! », s’est exclamée Caroline Desbiens, qui salue le travail colossal de son collègue Xavier Barsalou-Duval, porte-parole du Bloc québécois en matière de transports et d’infrastructures.
Dans Beauport-Côte-de-Beaupré-Île d’Orléans-Charlevoix, de nombreuses municipalités sont aux prises avec des problématiques plus ou moins sévères d’érosion des berges. Que ce soit Québec, Saint-Jean et Saint-François à l’Île d’Orléans et des municipalités comme Saint-Urbain, Baie-Saint-Paul, l’Isle-aux-Coudres, Clermont et La Malbaie dans Charlevoix.
« Malgré la déception, il faut reconnaître que c’est tout de même la réponse la plus étoffée que nous ayons pu obtenir de la part des autorités fédérales à ce jour. On voit que le gouvernement nous prend au sérieux et qu’il a cessé de nier l’existence du problème, ce qui est déjà un pas en avant », affirme l’élue bloquiste.
Mais à court terme, ça n’aide en rien les municipalités ! Qu’est-ce que le gouvernement va dire aux municipalités comme Baie-Saint-Paul à la suite des inondations survenues l’an dernier ? Les petites municipalités dans plusieurs les régions du Québec ont besoin d’un programme adapté à leur réalité, sans quoi, ce sont encore elles qui vont payer la note ! »
À la suite de son étude menée au printemps 2023 à l’initiative de M. Barsalou-Duval, le Comité permanent des transports avait émis une série de six recommandations au gouvernement qui comprenaient : le rétablissement d’un programme de protection des berges, l’investissement dans la recherche, l’inventaire des zones touchées, la protection des écosystèmes riverains, l’évaluation de l’efficacité des mesures actuelles ainsi qu’un fond de restauration des milieux riverains.
Malgré ce revers, le Bloc québécois est loin de baisser les bras : « Obtenir une étude concluante du Comité permanent des transports n’était qu’un moyen parmi d’autres que nous avons entrepris pour faire pression sur le gouvernement. Avant Noël, mon collègue a pu rencontrer en privé le ministre Pablo Rodriguez et il a eu l’occasion de souligner que son gouvernement ne pourra pas éviter cette problématique », conclut la députée bloquiste.


