Sylvie Lavoie
LA maison de l’Île d’Orléans cumule les récompenses. En trois saisons, les avis reçus et compilés par IA (intelligence artificielle) des différentes plateformes touristiques, placent l’hébergement en tête de file.
En 2022, Travel & Hospitality Awards du Royaume-Uni la nommait Guest House of the Year. Pour une deuxième année consécutive, les clients de booking.com leur ont donné la note de 9,6/10. En devenant Traveler’s choice 2023, LA maison de l’Île d’Orléans fait désormais partie du top 10 % des pages répertoriées par Tripadvisor à travers le monde.
En plus d’avoir été finaliste au Prix excellence tourisme 2023 de l’Alliance de l’industrie touristique du Québec dans la section Innovation et développement de l’offre (moins de 100 000 $), Hôtel social leur a accordé un beau 9,8/10 ainsi qu’un certificat d’excellence. Jusqu’à tout récemment, les gîtes étaient notés par les inspecteurs de la Corporation de l’industrie du Québec (CITQ). Or, ceci n’est plus. Les propriétaires avaient jusqu’à septembre dernier pour retirer les panonceaux de classification de leur établissement. Les avis sont désormais recueillis et analysés par l’IA. Les grandes plateformes touristiques utilisent un système spécialement développé pour le marketing ciblé sur les réseaux sociaux. Tout en augmentant la pression sur la performance, cette façon de faire transforme l’industrie du tourisme en permettant aux petites structures, qui travaillent fort et bien, de se faire une place au soleil parmi les grands.
Un petit déjeuner tiré à quatre épingles
Il n’y a qu’à lire les avis concernant le petit déjeuner pour comprendre l’attrait de LA maison de l’Île d’Orléans. Nombreux sont les hébergements qui offrent des chambres magnifiques. Plus rares sont ceux dont le petit-déjeuner occupe une place de choix dans leur prestation.
Cette rareté fait de LA maison de l’Île d’Orléans un lieu unique au Québec. Les convives y sont invités à vivre une expérience culinaire inoubliable. En fait, ils ignorent ce qui leur sera servi. Yves Blanchette, imitant les chefs étoilés d’Europe et d’ailleurs, travaille avec brio ce que l’on peut considérer comme le symbole par excellence du petit déjeuner : l’œuf. Son menu omnivore suit tout naturellement le rythme des récoltes saisonnières.
LA maison de l’Île d’Orléans est à la recherche d’une clientèle toute particulière, celle qui souhaite, en vacances, prendre le temps de déguster un bon petit déjeuner. Bien que loin d’être lourd, le repas est aussi élaboré qu’un souper gastronomique. Les invités passent près de deux heures à table. Ralentir, savourer, apprécier doivent être inscrits dans leur ADN.
Le chef n’a qu’une seule règle : tel un musicien, il compose sa partition le matin même.
« Je viens d’avoir 70 ans. J’ai toujours eu une véritable passion pour la cuisine. Chez nous, le plaisir se déguste sous des yeux qui pétillent. Ma principale motivation, à part peut-être celle de vous surprendre, c’est d’entendre le silence se briser devant Hummmmm », mentionne Yves Blanchette.
Souligner un bel anniversaire !
LA maison de l’île d’Orléans — ainsi nommée par les intimes — est dans la famille Lachance-Lavoie depuis 85 ans. Pour souligner cet anniversaire, Yves et Sylvie proposent un prix anti-inflation. Le coût d’une nuitée, incluant le petit déjeuner découverte gastronomique, est demeuré identique à celui de 2023. Les propriétaires désirent ainsi mettre un petit baume sur tout ce qui se vit actuellement.
« Nos convives sont invités à dormir dans le berceau de l’Amérique française, à vivre, le matin, une belle aventure gourmande et, comme le disait Félix Leclerc, à parcourir 42 milles de choses tranquilles. Notre but est d’offrir, dans le respect de la nature et du temps qui file, une passerelle entre le quotidien et le voyage », conclut Sylvie Lavoie, troisième génération de femmes propriétaires de la maison de villégiature.
Le gîte ne compte que trois chambres. Cette demeure ancestrale, bâtie en 1881, fut entièrement restaurée en 2020.
Sylvie Lavoie et Yves Blanchette ont converti LA maison de l’Île d’Orléans en hôtel particulier. ©Marc Vandelac


