Rencontre avec le ministère des Transports et de la Mobilité durable concernant la limite de vitesse à 70 km/h
Les maires de Saint-Jean, Saint-Laurent et Saint-François ainsi que leurs directeurs généraux ont rencontré des représentants du ministère des Transports et de la Mobilité durable (MTMD). L’objectif de la rencontre était de comprendre les raisons derrière la diminution de la limite de vitesse à 70 km/h sur le côté sud. Il a été confirmé que la décision relève exclusivement de la responsabilité du MTMD. Les municipalités n’ont aucun pouvoir décisionnel à ce sujet. Malgré les discussions, le MTMD a réaffirmé que la limite de vitesse restera à 70 km/h et qu’il n’y aura aucun retour sur la décision, car l’analyse a été faite selon les critères appliqués au niveau de la province.
Jean Lapointe, maire de Saint-Jean
Yves Coulombe, maire de Saint-Laurent
Lina Labbé, mairesse de Saint-François
Le ministère des Transports et de la Mobilité durable informe la population d’une modification de la limite de vitesse affichée sur une portion de la route 368, entre les municipalités de Saint-Laurent-de-l’Île-d’Orléans et de Saint-Jean-de-l’Île-d’Orléans. L’analyse effectuée par le ministère confirme que la limite de vitesse doit être réduite à 70 km/h afin de respecter les normes en vigueur et d’assurer la sécurité des usagers de la route.
Comment détermine-t-on une limite de vitesse ?
Les limites de vitesse sont légiférées de façon rigoureuse et doivent être cohérentes avec l’environnement routier ainsi qu’avec la classification fonctionnelle de la route, et ce, afin d’assurer une harmonisation sur l’ensemble du réseau routier sous la responsabilité du ministère.
Tout d’abord, la méthode de détermination de la limite de vitesse suivie par le ministère se base sur trois principes :
- Assurer la sécurité de l’ensemble des usagers du réseau routier (conducteurs, piétons, cyclistes);
- Maintenir la crédibilité de la limite de vitesse affichée (doit correspondre à l’environnement routier);
- Assurer l’harmonisation des limites de vitesse le long d’un itinéraire.
Toute modification de limite de vitesse requiert une analyse technique complète basée sur des méthodes scientifiques et des directives. Cette analyse comprend :
- La collecte d’informations sur le terrain, afin de :
- recueillir certaines données nécessaires;
- déceler les éléments pouvant influencer le comportement des usagers en matière de vitesse;
- identifier des particularités uniques au site à l’étude;
- La collecte et l’analyse des vitesses pratiquées :
- réalisées de façon à ne pas influencer le comportement des conducteurs (système-caméra non visible par les conducteurs);
- réalisées durant plusieurs jours consécutifs, hors de la période touristique achalandée, sur une chaussée sèche et dans des conditions météorologiques favorables pour ce type de relevés et permettant des résultats statistiquement fiables. Les relevés sont effectués en situation d’écoulement libre, c’est-à-dire sans ralentissement en raison de congestion ou d’achalandage exceptionnellement élevé.
- L’évaluation du niveau de sécurité du tronçon à l’étude :
L’évaluation globale de l’environnement pour lequel la demande est formulée. L’analyse de l’environnement routier à l’aide des outils cartographiques ministériels regroupant des bases de données techniques variées (largeur de la route, marquage, signalisation, drainage, pente, état de la chaussée, etc.) permettant une analyse de l’environnement routier à toute période de l’année.
Pour établir la limite de vitesse adéquate, plusieurs caractéristiques sont prises en compte lors de l’analyse effectuée par un ingénieur expert en sécurité du ministère :
- le débit journalier moyen annuel (DJMA) de la circulation. Le DJMA est calculé annuellement et tient compte des variations de saisons,
- le type d’utilisation de la route (trafic local ou de transit),
- la présence d’usagers vulnérables,
- les trottoirs,
- les pistes multifonctionnelles,
- les intersections,
- le nombre d’accès,
- les distances de visibilité,
- la largeur des accotements,
- les activités riveraines.
En somme, les limites de vitesse affichées sur le réseau supérieur du ministère doivent être cohérentes avec l’environnement routier. Il est bien documenté que, consciemment ou inconsciemment, les conducteurs adaptent leur conduite à une vitesse qu’ils jugent sécuritaire en fonction du milieu.
Rappelons que selon l’article 301 du Code de la sécurité routière, seule la personne responsable de l’entretien d’un chemin public peut installer ou faire installer une signalisation sur ce chemin.
Le ministère remercie tous les usagers de respecter la nouvelle limite de vitesse en vigueur afin d’assurer la sécurité de tous.



